Quand les bonnes idées sont laissées de côté

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Le député de Jonquière et ancien ministre des Transports, Sylvain Gaudreault.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

(Chicoutimi) Ça m'étonne un peu qu'en cette période d'austérité budgétaire et de coupes gouvernementales que le gouvernement libéral de Philippe Couillard et son ministre des Transports, Robert Poëti, aient repoussé du revers de la main le projet de plaques automobiles personnalisées au Québec.

Le député de Jonquière et ancien ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, avait pourtant demandé aux employés du ministère de mettre ce projet de l'avant pour l'automne 2015.

L'an dernier, le ministre Poëti avait décidé de reporter ce projet, mais on sait depuis qu'il y a renoncé pour des raisons de crainte de voir apparaître des mots vulgaires sur les "licences".

Si nous sommes capables de publier un lexique des mots vulgaires qu'on ne doit pas prononcer à l'Assemblée nationale, j'imagine qu'on devrait être capable de gérer ça facilement pour les plaques d'immatriculation.

Pour une fois qu'on avait une idée originale, qui existe ailleurs dans d'autres provinces et états et qui aurait permis au gouvernement de générer des revenus supplémentaires, le ministre des Transports recule. J'ai l'impression qu'on a de la difficulté avec une idée qui ne vient pas de son parti. C'est une initiative de Sylvain Gaudreault du Parti québécois, c'est donc une mauvaise idée pour les libéraux.

On coupe partout, dans les soins de santé, dans l'éducation, dans l'administration publique et dans de nombreux programmes pour sauver de l'argent et on rejette une idée originale qui aurait pu rapporter des millions au gouvernement au fil des ans.

Des mots déplacés, il y en a 328 d'inscrits au lexique des mots interdits à l'Assemblée nationale. Ça fait déjà une bonne base pour une liste de mots pas gentils. Il faut accepter que quelques niaiseries se glissent dans le processus au début, mais avec le temps, le choix des mots de mauvais goût aurait été effacé.

Notre gouvernement est très bon pour couper afin d'atteindre le déficit zéro, mais semble un peu malhabile pour trouver de nouvelles idées pour générer des revenus. Pourtant, près de la moitié des Québécois était en faveur de l'implantation des plaques personnalisées. À 150$ la plaque, le gouvernement aurait pu amasser plus de 10 millions$. En vendant ces plaques 250$, on aurait pu faire plus d'argent.

D'après les projections de la SAAQ, à l'époque, environ 80 000 automobilistes auraient accepté chaque année de débourser un coût supplémentaire pour obtenir une plaque personnalisée. Ce nombre représente 1,5% du parc automobile québécois qui compte six millions de véhicules.

C'est dommage quand austérité ne rime pas avec nouvelles idées.

Prix de l'essence

Le prix de l'essence à la baisse par les temps qui courent représente une augmentation de salaire de 20$ net par semaine dans mon cas, soit l'argent économisé avec le litre à 1,07$. Je n'ai aucun problème que le prix de l'essence continue à descendre. Je ne sais pas qui fait 20$ de moins par semaine à cause de cette baisse, mais j'imagine qu'ils peuvent absorber cette fluctuation aussi bien que nous lorsque le litre est à 1,37$.

Ça peut paraître bête et méchant, mais ça ne me dérange pas beaucoup si Shell, Esso, Gulf, Irving, Ultramar, Petro-Canada ou BP font moins d'argent. Pour une fois dans ma vie, j'ai l'impression de m'enrichir avec le pétrole.

Ça va donner un peu de répit à l'industrie du transport routier comme les transports en autobus, les camions de livraison ou les chauffeurs de taxi. Ça fait longtemps que les consommateurs d'essence ont vu leur pouvoir d'achat augmenter.

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