Le vent de fraîcheur de P.K. Subban

Patrice Bergeron et P.K. Subban... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Patrice Bergeron et P.K. Subban

Photo Robert Skinner, archives La Presse

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Roger Blackburn
Le Quotidien

J'ai toujours aimé les gens articulés intellectuellement, qu'ils soient philosophe, vulgarisateur, scientifique ou sportif, ceux qui vous parlent d'un sujet et qui vous ramassent le propos simplement et qui font honneur à la phrase: «Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément (Nicolas Boileau 1674)".

Il est plus difficile de s'exprimer correctement oralement qu'à l'écrit, car dans ce dernier cas, l'auteur a le temps de réviser, d'effacer, d'ajouter, de réfléchir, de vérifier avant de publier son propos. En communication orale, l'orateur doit réfléchir, ajouter, vérifier, effacer et penser pendant qu'il s'exprime dans un français correct sans utiliser des sacres ou des euhhhh en guise de ponctuation.

C'est toujours un bonheur à mon oreille d'entendre des entrevues avec un sociologue comme Gérard Bouchard, un vulgarisateur scientifique comme Claude Villeneuve, un comédien comme Rémy Girard, un politicien comme Philippe Couillard et un auteur comme Samuel Archibald, pour ne nommer que quelques gens d'ici.

Ça fait différent de la cassette des politiciens qui parlent pour ne rien dire, pour éviter de répondre, pour contourner la question ou pour nous distraire avec des formules-chocs comme du genre: «quand le dentifrice est sorti du tube de pâte à dent, on ne peut pas le remettre dedans».

Tout ça pour vous dire que j'ai bien aimé la participation de P.K. Subban dernièrement à l'émission Tout le monde en parle. Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu de joueur de hockey capable de donner une entrevue différente aux commentaires d'après match et entendre autre chose que «les gars ont travaillé fort, nous avons joué 60 minutes, on a gagné les bagarres dans les coins, le gardien a fait les arrêts clés, nous avons joué de façon disciplinée, nous avons bien joué en défense, nous avons imposé notre rythme, etc.»

J'ai toujours aimé des joueurs comme Serge Savard ou Ken Dryden dans le bon vieux temps, qui pouvaient parler d'autres choses que du hockey sur glace. On aimait bien les coups de gueule de Jacques Villeneuve ou de son père Gilles, ou ceux de Guy Lafleur qui parfois osait se dissocier de la Sainte-Flanelle.

P.K. Subban arrive comme un vent de fraîcheur, non seulement sur la glace, mais aussi dans l'environnement médiatique. J'aime les bons joueurs à grande gueule...

Chinoise ou bourguignonne

Dans notre chaumière, tous les débats ont leur place et on ne réprime aucune opinion. La discussion est toujours la bienvenue et les nuances ont souvent la vedette et mon plaisir est de changer d'opinion après discussion, sauf quand on parle de fondue.

Chinoise ou bourguignonne? La question ne se pose pas, c'est bourguignonne avec de l'huile de pépin de raisin et de gros morceaux de viande. Pas question de manger de la viande en feuille congelée qui ne goûte rien. Une fondue chinoise c'est comme prendre un morceau de tissu qu'on tremperait dans un bouillon à base de Bovril pour le saucer ensuite dans une sauce rosée qui n'est finalement que du ketchup et de la mayonnaise mélangées.

De la fondue chinoise c'est manger de la viande bouillie qui n'est guère plus qu'un morceau juteux qu'on trempe dans une sauce. Au final, c'est de la sauce qu'on déguste parce que la viande n'est qu'une matière absorbante pour le bouillon. De la fondue chinoise avec du bouillon en canne et de la sauce du marchand c'est comme du «fast food».

Même quand on fait son bouillon soi-même avec des sauces faites maison, de la viande bouillie ça reste de la viande bouillie. Pas de discussion, point à la ligne. Je pourrais concéder que des cubes de poulets bouillis ce n'est pas si pire avec des sauces maison, mais des feuilles de viande, même avec du fromage au bout de la fourchette, je trouve ça insignifiant.

La bourguignonne permet de cuire des cubes de viande qu'on peut retrouver saignant dans l'assiette. L'huile de pépin de raisin est inodore et sans saveur et les sauces maison y trouvent leur accord.

Pour ceux qui évitent de faire de la raclette ou de la fondue bourguignonne à cause des odeurs, sachez que ma mère disait qu'une maison qui sent la nourriture est beaucoup plus accueillante que celle qui sent le M. Net.

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