Le candidat a dû verser 10 000$

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ),... (Archives)

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Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, avait présenté ses candidats lors d'une rencontre du Cercle de presse du Saguenay en avril dernier. On reconnaît Pierre-Olivier Simard (Jonquière),Alix Boivin (Chicoutimi) et Michel Simard (Lac-Saint-Jean).

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Katerine Belley-Murray
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les circonscriptions de la région sont loin d'être les plus «chères» au Québec pour les candidats de la Coalition avenir Québec, les «prix» variant entre 10 000 et 17 000$.

Dans Jonquière, circonscription ayant élu des députés du Parti québécois au cours de 28 des 36 dernières années, le candidat caquiste Pierre-Olivier Simard avoue avoir dû «mettre la main à la pâte» pour son parti, versant 10 000$. Il considère le système comme étant tout à fait normal, un nouveau parti ayant besoin de financement. «Ce n'est pas énorme, ce qu'ils m'ont demandé. Ils ont même baissé mon objectif de départ. Jamais je n'ai senti de pression en ce sens. Les finances sont vraiment le dernier de mes soucis. Ce n'est pas un trouble du tout. Le parti est compréhensif.» Le 10 000$ qu'il a versé au départ lui a été remboursé puisqu'il est parvenu à l'amasser en dons de la part de contributeurs.

La CAQ décide du montant en fonction de divers facteurs, dont les chances de gagner du candidat et le pouvoir de payer des électeurs.

Le coordonnateur régional de la CAQ, Alain Hamel, estime que la coalition ne fait que «partager le risque entre le parti et le candidat». Il avoue, du coup, qu'aucun candidat de la région aura à fournir 25 000$. «Les objectifs ici sont moins élevés que dans d'autres régions. La plupart sont des circonscriptions pour lesquelles 10 000$ ont été demandés. Certaines peuvent aller jusqu'à 15, 16 ou 17 000$, mais pas plus. Le candidat ne met pas 50% de l'effort monétaire. De plus, en faisant des événements de financement, cela lui permet de rembourser en tout ou en partie le montant.»

M. Hamel soutient que le financement d'un parti politique n'est pas chose facile, et que la CAQ ne veut pas se retrouver avec des dettes comme celles de l'ancienne Action démocratique du Québec (ADQ). «Des gens qui sont prêts à donner 1000$, il n'y en a pas tant que ça. Nous amassons nos montants à coup de 50$ et 100$. Je conviens que ça peut être long pour atteindre 10 000$ de cette manière, mais durant la campagne, il y aura un effet de levier.» Lors de la fusion de la CAQ et de l'ADQ, le parti de François Legault a hérité de 700 000$ de dettes, gracieuseté du parti de Gérard Deltell.

Legault en visite?

Si les candidats Alix Boivin (Chicoutimi), Pierre-Olivier Simard (Jonquière) et Michel Simard (Lac-Saint-Jean) sont déjà connus, les circonscriptions de Dubuc et de Roberval n'ont toujours pas de candidats caquistes.

«Les noms des candidats seront dévoilés d'ici la fin du mois de juillet, soutient Alain Hamel. Il est possible que ce soit François Legault qui vienne en faire l'annonce, d'ailleurs.»

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