Stéphane Simard, des étoiles plein les yeux

Stéphane Simard voit grand. Avec son planétarium mobile,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Stéphane Simard voit grand. Avec son planétarium mobile, il prévoit éventuellement former un enseignant pour donner des cours parascolaires sur l'heure du midi. Il a aussi élaboré une série de cartes d'observation.

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Mordu d'astronomie, l'enseignant d'éducation physique Stéphane Simard partage sa passion avec les plus jeunes. Il a mis sur pied un planétarium mobile afin de montrer ses plus belles images aux enfants. Pour son grand intérêt pour la transmission de connaissances, M. Simard est notre personnalité du mois.

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Voici un exemple de photo prise par Stéphane Simard.

Photo courtoisie

Stéphane Simard se décrit lui-même comme un être extrême. Un être qui, lorsqu'il a une passion, l'exploite à fond. Ce dont il parle moins, peut-être pour éviter de paraître vantard, c'est à quel point il sait transmettre ses passions.

Stéphane Simard est enseignant d'éducation physique au primaire à Jonquière. Il est aussi un passionné d'astronomie. «Je suis intense. Je faisais du sport, mais je me suis blessé. J'ai fait de la musique, avec des professionnels comme David Simard, Claudine Bourdages et Pierre Doré. J'ai toujours visé la performance. Quand je m'attaque à quelque chose, je suis extrême. Dans le sport, par exemple, je n'ai jamais été capable de juste passer la ligne d'arrivée. Je voulais ''performer''.»

Intense jusqu'au bout des doigts, Stéphane Simard n'avait besoin de rien de moins que d'un coup de foudre pour se trouver une nouvelle passion. C'est à ce moment qu'il a vu Saturne. «Je sautais dans les airs. Je suis allé chercher mon voisin; il est venu en robe de chambre. Il m'a remercié d'être allé le chercher tellement il était impressionné.»

Depuis, galaxies, nébuleuses et autres comètes défilent devant son appareil photo.

Sauf que cette passion, Stéphane Simard ne voulait pas la garder que pour lui. Et comme il enseigne au primaire, il a pensé préparer du matériel pour les enfants. Il a récemment lancé son planétarium mobile qu'il transporte dans différentes écoles de la région. À l'intérieur, les jeunes peuvent voir du matériel régional, conçu par M. Simard.

«J'aime que les jeunes découvrent leur capacité d'observation. Certains arrivent dans mes cours et me disent ''Hier, j'ai vu Jupiter! '' Ça me rend fier. Ils apprennent à observer, à identifier les constellations, les planètes. Pour eux, c'est valorisant de connaître des choses que même leurs parents ne connaissent pas. Ils apprennent aussi que les sciences, ce n'est pas seulement la santé. Tu peux être physicien, mathématicien... Je sème des graines.»

«Les jeunes nous alimentent. Ils sont curieux, posent des questions que les adultes n'osent pas poser. Ils développent des passions!», poursuit le fan de Star Wars, d'où est peut-être en partie née cette passion.

«Les planètes sont les objets les plus faciles à trouver. Les galaxies, on peut les trouver avec une paire de jumelles. On peut toutefois voir plein d'objets à l'oeil nu», assure-t-il.

Plus grand

Il prévoit éventuellement former un enseignant pour donner des cours parascolaires sur l'heure du midi, avec le planétarium. Il a aussi élaboré une série de cartes d'observation.

«Éventuellement, j'aimerais avoir mon observatoire. Je n'ai pas de terrain, pas de sous. Mon matériel me coûte cher. Je n'ai pas de subventions. J'ai autofinancé le projet de planétarium. Pour la suite, notre projet d'expansion passe par un observatoire au Saguenay. Il y en a un au Lac, mais pas au Saguenay.»

Il est même possible pour des adultes de réserver le planétarium de M. Simard ou de suivre des cours privés.

«Ça me permet d'éveiller les consciences, de sensibiliser les gens aux phénomènes célestes. On éveille une curiosité, on conscientise sur ce qui se passe au-dessus de notre tête.»

Stéphane Simard voit le ciel. Et il voit grand.

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