Le café Cambio a 10 ans

Provoquer le changement

Geneviève Demers et Guylaine Pelletier, les deux cofondatrices... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Geneviève Demers et Guylaine Pelletier, les deux cofondatrices du Café Cambio, ont ouvert la coopérative de travail il y a maintenant 10 ans.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Changer le monde. C'est le but, rien de moins, que se sont lancé les deux cofondatrices du Café Cambio. Dix ans après, elles y croient encore avec tout autant de ferveur, sinon davantage.

Les deux jeunes femmes originaires de Terrebonne ont choisi de donner naissance à leur projet à Chicoutimi, en s'y établissant, il y a maintenant 11 ans. Si elles avaient choisi la région, cependant, elles ont parfois pu avoir l'impression lors de leurs débuts que la région ne voulait pas d'elles.

«Le financement et le montage financier, ça a été tellement dur, se rappelle Guylaine Pelletier. La vision et notre projet, il y a 10 ans, c'était difficile à comprendre pour certains. Quand on leur disait qu'on aurait de la vaisselle et des meubles usagés et dépareillés, on nous prenait pour des granos!»

La coopérative de travail divise son action en trois missions: un restaurant, une microbrûlerie (importation de café équitable d'une quinzaine de pays, torréfaction, distribution) et diffusion culturelle par le biais de la salle de spectacle le Sous-Bois, située au sous-sol du Cambio depuis 2011.

Le Cambio, qui emploie une trentaine de personnes, est aussi synonyme d'achat local, de commerce équitable, de recyclage, de compostage et de développement durable.

«Chaque petit geste a le potentiel de changer le monde. Simplement acheter du café équitable, c'est contribuer à l'économie locale du Nord et du Sud», croit-elle fermement.

Voyages

Elles rêvaient de ce projet depuis bien des années avant sa fondation et avaient de hautes ambitions. Amies depuis l'adolescence, les deux jeunes femmes pétillantes et dynamiques, qui partagent visiblement une grande complicité, ont effectué de 1998 à 2004 de nombreux voyages, principalement en Amérique centrale.

Nombreux sont les jeunes adultes qui souhaitent partir découvrir le monde. Mais ces voyages ont été l'occasion pour Guylaine Pelletier et Geneviève Demers de jeter les bases de leur projet.

«On a envoyé une trentaine de lettres en espagnol à des coopératives de producteurs de café pour aller les rencontrer», explique Geneviève Demers. Elles savaient alors qu'elles voulaient fonder un projet collectif, source de changements, un lieu d'échanges qui ferait la promotion des valeurs humaines et de la solidarité.

Baie-Saint-Paul

«Ça aurait pu être n'importe quoi, pas nécessairement un café. Mais le projet nous a allumées», ajoute Mme Demers. Et elles n'avaient pas ciblé Chicoutimi en particulier. Elles ont même «magasiné» leur région avant de poser leur choix définitif.

«Au début, on avait fait le plan d'affaires pour Baie-Saint-Paul. Mais ici, il y a un centre-ville, du monde toute l'année, des cégeps, une université, une effervescence culturelle. La dynamique est différente», ajoute pour sa part Mme Pelletier.

Aujourd'hui, après 11 ans dans la région, elles se sentent chez elles, et sentent que leur projet coopératif a été adopté par la population. «C'est devenu un bien collectif. Les gens nous aident à faire du ménage, nous apportent des meubles, de la vaisselle... On voulait ça, mais ça a dépassé nos attentes», laisse tomber Geneviève Demers.

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