Régis Laforge

Le baromètre du prix de l'essence

Régis Laforge, propriétaire d'une station-service à L'Ascension.... ((Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire))

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Régis Laforge, propriétaire d'une station-service à L'Ascension.

(Photo Le Quotidien, Marc St-Hilaire)

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(Chicoutimi) PrésentationLauréat: Régis Laforge, propriétaire d'une station-service à L'Ascension
Occasion: Il a amorcé une mobilisation citoyenne qui a dépassé les frontières de la région en décidant, unilatéralement, au début du mois, d'afficher un prix de vente du litre d'essence collé sur les fluctuations des marchés et sur le prix payé à la rampe à chaque livraison de ses fournisseurs. Cette décision a braqué les projecteurs sur l'industrie pétrolière, relançant la réflexion au sujet des mécanismes qui fixent les prix de l'essence à la pompe.

Régis Laforge est un homme de peu de mots.

Il y a à peine un mois, il était un détaillant parmi tant d'autres, un anonyme.

Du jour au lendemain, il est devenu le saint patron de ceux qui dénoncent l'abus des distributeurs d'essence corporatifs et des grossistes qui, par crainte de représailles, suivent la parade sans rien dire.

«Ceux qui ne m'aiment pas disent que je ne suis pas le Bon Dieu. C'est vrai. Ils ont raison. Je ne suis pas le Bon Dieu, mais ceux qui me livrent mon gaz ne sont pas le Bon Dieu non plus. Loin de là. Moi, tout ce que je veux, c'est faire ce qui est correct. Ça, ça veut dire 6 cents par litre d'essence. C'est suffisant pour faire vivre un commerce», répète l'homme, qui est propriétaire de son dépanneur depuis trois décennies.

Lors de sa première entrevue, Régis Laforge était farouche et méfiant à l'égard des médias. Sa sortie en était une de conviction. Il n'acceptait pas les menaces qui lui avaient été faites par un distributeur.

Un mois plus tard, le mouvement de sympathie qu'il a engendré ne s'est pas essoufflé. Les clients affluent des quatre coins de la région pour témoigner leur appui et leur reconnaissance.

Régis a lui aussi évolué. Il répond avec assurance et se dit prêt à poursuivre le combat.

Sans surprise, il a vu ses ventes augmenter de façon fulgurante. Le jour même de sa sortie, le commerce a enregistré ses meilleures ventes à vie, soit près de 36 000$.

Depuis, il écoule jusqu'à 20 000 litres les jeudis, 8000 de plus qu'auparavant.

«Ça fait drôle. Les gens le reconnaissent. Ils l'arrêtent pour lui parler et lui dire de tenir son bout. Tout le monde le connaît depuis l'article.»

Sa conjointe Nathalie Guay est fière de ce qu'il a accompli. Avec Régis, elle a vu grandir le commerce familial depuis 1985. Bientôt, c'est le benjamin de la famille, Pierre-Michel, qui devrait prendre la relève.

«Quand on a commencé, on faisait 20$ par jour. Ça n'a pas cessé de progresser et là, on reçoit des lettres certifiées du maire et du Parti conservateur du Québec pour nous appuyer. C'est vraiment spécial ce qui se passe.»

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