Un fait marquant pour Robert Hakim

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L'annonce de la présentation du traditionnel Bye Bye au Pavillon sportif de l'Université du Québec à Chicoutimi avait fait la une du Quotidien en 1996.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Il y a 20 ans, un événement qui devait marquer l'arrivée de la nouvelle année a pris des proportions inattendues pour un jeune producteur de spectacles.

En 1996, Robert Hakim avait pu compter sur... (Photo courtoisie, Robert Hakim) - image 1.0

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En 1996, Robert Hakim avait pu compter sur une grande équipe afin d'organiser l'événement.

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Robert Hakim a travaillé avec le concepteur du Bye Bye, Stéphane Laporte, afin de rendre possible la tenue de l'événement à Chicoutimi.

Photo courtoisie, Robert Hakim

Robert Hakim a vu son projet de fête tenue au Pavillon sportif de l'Université du Québec à Chicoutimi transformé en événement unique accueillant le Bye Bye. Pour la première fois de son histoire, la traditionnelle célébration télévisuelle de fin d'année sortait des studios de Radio-Canada, une situation exceptionnelle motivée par le Déluge, qui allait orienter la carrière du producteur.

En 1996, Robert Hakim habitait à Montréal. Occasionnellement, il produisait des spectacles dans les bars. «Je travaillais parfois à Chicoutimi à distance. À l'époque, la tendance était aux gros rassemblements pour fêter l'arrivée de la nouvelle année. Je me suis dit que j'allais organiser quelque chose comme ça à Chicoutimi», raconte-t-il.

En février 1996, il a entrepris des démarches pour organiser une fête de fin d'année au Pavillon sportif de l'UQAC le 31 décembre.

«J'ai réservé la place pour y tenir un spectacle intitulé La Grande Virée», rappelle-t-il.

Le spectacle devait notamment réunir les humoristes Marie-Lise Pilote et Mario Jean, tous deux originaires de la région, ainsi que le groupe Zébulon.

Un comité organisateur avait été mis en place afin de préparer l'événement.

«J'ai demandé à des personnes de la région de s'impliquer et nous avons préparé le spectacle. Les billets devaient être mis en vente à la fin août ou au début du mois de septembre», se souvient-il.

En juillet, la pluie s'est abattue sur la région, provoquant les inondations qui ont eu des conséquences désastreuses. Pendant des semaines, la région a fait parler d'elle partout.

Stéphane Laporte, auteur du Bye Bye 96, souhaitait faire un clin d'oeil à la région dans le cadre de la revue humoristique de l'année. «Il a appelé Ulric Blackburn qui était maire à l'époque. Stéphane Laporte avait l'intention d'envoyer Michel Barrette à la Petite Maison Blanche et de lui parler en direct pendant le Bye Bye. Le maire lui a dit qu'il y avait déjà un spectacle de prévu à Chicoutimi. Il m'a téléphoné.»

L'idée de faire une petite incursion en direct du Pavillon sportif a d'abord été amenée, puis en septembre, Robert Hakim a proposé à Stéphane Laporte de faire tout le Bye Bye en direct de Chicoutimi. La réponse s'est fait attendre jusqu'à la mi-novembre, puis Stéphane Laporte a décidé de se lancer.

Pour la première fois de son histoire, le Bye Bye sortait des studios de Montréal en réunissant à Chicoutimi les Yvon Deschamps, Guy A Lepage, Dominique Michel, François Léveillé, Diane Lavallée, Michel Barrette et André-Philippe Gagnon.

La soirée débutait avec La Grande Virée de 20h à 22h. Le Bye Bye suivait à compter de 23h, puis le groupe Zébulon offrait une prestation qui permettait de poursuivre les célébrations du Nouvel An jusqu'aux petites heures du matin.

«Nous, on organisait un spectacle. Eux, ils sont arrivés avec un «show» de télé. Ç'a nécessité beaucoup d'aménagements. Tout a dû être modifié. La modification en fonction de Radio-Canada a coûté 200 000$», affirme Robert Hakim.

En une demi-heure, les 2000 billets disponibles au coût d'environ 50$ se sont envolés. L'événement a été un succès.

«Ç'a m'a apporté beaucoup, pas en terme de profits, mais en terme de crédibilité. C'est ce qui a lancé les Productions Hakim qui ont été créées en 1996», assure celui qui organisé des célébrations de fin d'années à Chicoutimi les 31 décembre 98 et 99.

Robert Hakim a ensuite notamment mis sur pied les Salons jeunesse de 2001 à 2008, créé le Festival international des Rythmes du monde en 2003, puis le Festival des bières du monde de Saguenay en 2009. «La Grande Virée avec le Bye Bye, c'est ce qui m'a donné la piqûre d'être promoteur d'événements.»

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