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Mario Dufour, le président d'honneur Éric Houde (Ministère... (Photo Le Quotidien, Johanne Saint-Pierre)

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Mario Dufour, le président d'honneur Éric Houde (Ministère de la sécurité publique), Anicet Gagné (conseiller municipal/président du comité) et Viateur Tremblay (bénévole à l'organisation de la commémoration).

Photo Le Quotidien, Johanne Saint-Pierre

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Au cours des deux dernières décennies, ce ne sont pas les occasions de bonifier ou de corriger les interventions qui ont manqué en matière de sécurité civile.

Le maire de L'Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, en compagnie... (Photo Le Quotidien, Johanne Saint-Pierre) - image 1.0

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Le maire de L'Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, en compagnie d'Éric Houde, directeur des opérations en sécurité civile au Ministère de la sécurité publique, qui a agi comme président d'honneur des activités de commémoration des 20 ans du Déluge dans la municipalité riveraine.

Photo Le Quotidien, Johanne Saint-Pierre

Il y a eu la crise du verglas en 1998, le bogue de l'an 2000, Septembre-2001, la grippe A (H1N1), les inondations de Rivière-au-Renard, les tragédies de Lac-Mégantic et de L'Isle-Verte, etc. «Après chaque événement, on fait un ''debriefing'' avec les autorités municipales et on apprend. Ce qu'on a bien fait, on le garde et on améliore ce qui a cloché», explique Éric Houde, directeur aux opérations en sécurité civile.

Grâce aux avancées technologiques, les systèmes d'alerte et de prévisions météorologiques se sont améliorés. Les différents paliers de gouvernement sont mieux équipés pour communiquer rapidement entre eux, ne serait-ce que grâce aux téléphones intelligents et aux systèmes de radiocommunications. «Il y a aussi la mise en place de nos mesures d'urgence et le lien que nous avons, de façon plus serrée, avec les spécialistes d'Environnement Canada au niveau de la météo. Il y a aussi le fameux système ''Québec en alerte'', le grand système canadien d'alerte qui a été mis en place cette année qui recourt aux radiodiffuseurs et aux compagnies de télécommunication. Avec ce système, le ministère veut faire en sorte que les Québécois soient avertis rapidement en cas d'événements présentant une menace réelle ou imminente.»

Le gouvernement du Québec mettra également en place un autre système pour alerter les autorités municipales pour agir en prévention d'un événement, mais le lien est vraiment tissé serré entre les municipalités, l'appareil gouvernemental et les organismes fédéraux.

Depuis 2006, Québec a mis en place un Centre des opérations gouvernementales (COG) accessible 24 heures sur 24, sept jours par semaine, 365 jours par année. «On est capable d'alerter les autorités municipales via les services d'incendies et les coordonnateurs de mesure d'urgence. On n'a plus besoin de traîner plusieurs bottins. Le maire est le patron sur son territoire et nous, du gouvernement du Québec, nous sommes là pour aider les autorités municipales à avoir plus de force au besoin.»

Un réseau permet aussi au Québec d'être en lien avec l'Ontario, les Maritimes, les États-Unis et la France entre autres. «Il y a une ligne directe pour mobiliser ou se prêter des ressources matérielles ou humaines», souligne M. Houde.

Les connaissances des zones à risques se sont aussi améliorées, tant dans les ministères que dans les municipalités. «Les gens sont plus conscients qu'on ne peut pas se bâtir n'importe où, n'importe comment. Les municipalités sont de plus en plus conscientes des risques concernant les zones inondables ou de glissement de terrain et les plans d'urbanisme et d'aménagement du territoire sont faits en conséquence. Dans le temps, on ne savait sur quoi c'était bâti, mais maintenant, on le sait et on ne veut pas revivre un autre Saint-Jean-Vianney», de conclure M. Houde, qui est natif de Petit-Saguenay.

«La sécurité civile, c'est la responsabilité de tous»

«La sécurité civile, c'est un projet collectif. Ça ne relève pas juste d'une autorité municipale, d'un gouvernement provincial ou fédéral, ou d'un citoyen. C'est à tout le monde de participer. C'est vraiment la collectivité qui a des responsabilités face à cela», tranche Éric Houde du ministère de la Sécurité civile et de la Sécurité incendie.

Pour le directeur des opérations, au-delà de toutes les nouvelles technologies et mesures instaurées au fil des ans pour prévenir et réagir rapidement lors de sinistres, les gens doivent aussi faire leur part pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches (trousse de survie de 72 heures, plan d'urgence, radio, etc.).

«À un moment donné, il faut que les gens se prennent en main. Ça ne peut pas être juste le maire de la municipalité qui a la responsabilité d'assurer la sécurité des gens, il faut que les gens fassent leur propre sécurité. Qu'ils soient conscients que s'ils restent en régions éloignées, ils devraient penser à se doter d'une génératrice ou d'un poêle à bois pour l'hiver, à disposer d'eau potable pour 72 heures, etc.», insiste-t-il.

«La sécurité civile, c'est la responsabilité de tous. Il y a de plus en plus de citoyens qui prennent leur retraite de plus en plus jeune et qui sont encore actifs. Ils ont encore de bonnes connaissances professionnelles et ils peuvent donner de bons coups de main aux autorités municipales. On n'est pas obligés d'avoir des employés municipaux permanents pour faire de bons groupes de mesures d'urgence», estime celui qui cite en exemple la surveillance des nombreux lacs et rivières du Québec. «Ce sont normalement les MRC qui ont la gestion des eaux en fonction des effectifs qu'ils ont. Souvent, les MRC et les municipalités vont demander aux chasseurs et aux pêcheurs de surveiller ce qui se passe sur le territoire durant leur déplacement et de les aviser s'ils voient quelque chose d'anormal.»

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