De l'expérience en accéléré

En 1996, le major Jean-François Gauvin était un... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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En 1996, le major Jean-François Gauvin était un jeune pilote d'hélicoptère de l'Escadron 439 à la base de Bagotville. Il a eu droit à une bonne dose d'expérience en peu de temps, alors qu'il a pris part aux manoeuvres d'évacuation des sinistrés, ainsi qu'aux opérations de ravitaillement qui ont suivies.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Arrivé à Bagotville en 1994, le jeune major Jean-François Gauvin a eu droit à une bonne dose d'expérience en accéléré. «Ce ne sont pas des événements qui arrivent tous les jours et encore moins pour un jeune commandant de bord. Ça m'a ouvert les yeux à bien des choses, convient le pilote d'hélicoptère de l'Escadron 439 en entrevue. Ce sont des expériences qu'on peut vivre une ou deux fois dans notre carrière. Je suis chanceux de ne pas l'avoir vécu plus souvent, mais c'est sûr que ce sont des acquis qui demeurent pour tout le reste de notre carrière. Ça m'a aidé à gérer certaines situations. Quand il arrive des événements importants, on peut toujours se référer à ce qu'on avait fait à l'époque.»

Fait à noter, le jeune militaire était parti à Montréal le vendredi 19 juillet. À son réveil le samedi matin, il prend connaissance de la catastrophe en cours dans la région en écoutant les nouvelles. Il communique aussitôt avec les autorités de la base qui lui demande de rentrer en service le plus rapidement possible. «Je suis donc remonté tout de suite le samedi matin et je suis arrivé sur la base en uniforme. J'ai commencé immédiatement à voler. Ç'a duré pendant plusieurs jours. On a des limites d'heures de travail par jour, mais dans des situations extrêmes comme ça, on y va avec ce qu'on a besoin de faire. On faisait quand même de très bonnes journées de vol», se souvient le major Frank Gauvin.

Durant la période du 20 juillet au 7 août, le pilote d'hélicoptère et ses collègues n'ont pas chômé. Après les évacuations d'urgence, il y a eu les opérations de ravitaillement en vivres et en médicaments. «Les gens dans les chalets de pêche étaient vraiment contents de nous voir arriver parce qu'ils essayaient de quitter et se retrouvaient face à des chemins coupés.»

Le travail des pilotes d'hélicoptères s'est poursuivi au-delà des interventions d'urgence. «On faisait parfois des vols plus médiatiques et des rapports à la police pour faire le point sur la situation des cours d'eau», se souvient-il.

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