Jean Charest garde confiance

Jean Charest a effectué une saucette, dans la... (Photo Michel Tremblay)

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Jean Charest a effectué une saucette, dans la région, encourageant les candidats libéraux Jeannot Boulianne, Martine Girard, Serge Simard, Georges Simard et Carol Néron.

Photo Michel Tremblay

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(LA BAIE) Même si les récents sondages le placent troisième dans les intentions de vote des Québécois, Jean Charest est confiant de demeurer premier ministre du Québec. Il est également très confiant pour les cinq candidats libéraux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Ce sont seulement des sondages. C'est une bataille, il y a toujours des inquiétudes, mais nous avons un bilan solide pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je fais confiance à mes candidats, je suis fier de leur campagne. Et je suis sûr que les électeurs feront le bon choix. Le 5 septembre, je serai toujours premier ministre du Québec», a lancé Jean Charest, hier matin, lors de sa visite à l'Auberge des 21 de La Baie. À trois jours du scrutin, le chef du Parti libéral a effectué une petite saucette dans le comté du ministre sortant Serge Simard. C'était sa première visite en sol régional depuis le lancement de la campagne. Il est arrivé tard vendredi soir, il a déjeuné avec des partisans et rencontré la presse avant de prendre l'avion pour la Gaspésie, vers 10 h 30.

Une soixantaine de partisans s'étaient déplacés. Ils ont chaudement applaudi le premier ministre lorsque celui-ci a fait son entrée et son discours.

M. Charest a parlé, entre autres réalisations, du Plan Nord, de la route 175 qui, selon lui, a désenclavé la région, de la création d'une faculté de médecine à l'Université du Québec à Chicoutimi, de l'autoroute 70 et de la desserte ferroviaire.

«Le Saguenay-Lac-Saint-Jean aura un rôle majeur à jouer dans le Plan Nord. Ce sera bon pour l'économie et les Québécois se reconnaissent dans ce projet géant. Depuis 2003, 7000 emplois ont été créés dans votre région, il y a 6000 personnes de moins qui bénéficient de l'aide sociale et le taux de chômage est passé de 11,5 % à 7,1 %. Nous avons un bilan très fort pour la région!», a indiqué le premier ministre.

Candidats régionaux

Les cinq candidats libéraux de la région, Martine Girard (Jonquière), Carol Néron (Chicoutimi), Serge Simard (Dubuc), Jeannot Boulianne (Lac-Saint-Jean) et Georges Simard (Roberval) étaient évidemment présents hier matin. Même s'ils tirent tous de l'arrière dans les sondages, les cinq candidats vont dans le même sens que leur chef. Ils sont confiants. Mais, surtout, ils étaient bien heureux de discuter quelques heures avec M. Charest.

Le ministre sortant Serge Simard a qualifié la visite du premier ministre de «gentille», affirmant qu'il sent l'appui des électeurs sur le terrain et faisant fi des 21 points qui le séparent du candidat péquiste Jean-Marie Claveau. «Il n'y a rien à commenter des récents sondages», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le premier ministre a été invité à commenter l'incident survenu cette semaine entre la candidate Martine Girard et le président de l'Association générale des étudiants et étudiantes du cégep de Jonquière (AGEECJ), Antoine Rail. Un employé de la Maison pour tous du secteur de Saint-Jean-Eudes avait confié à Antoine Rail avoir été réquisitionné pour faire du travail électoral pour la candidate Martine Girard.

«J'ai totalement confiance en ma candidate. Je trouve triste qu'en démocratie, on utilise ce genre de stratégie de salissage», a affirmé M. Charest.

Gentilly-2

Le premier ministre a également été questionné sur le documentaire Gentilly or Not to be, qui dévoile que les taux de cancers infantiles sont beaucoup plus élevés autour de la centrale nucléaire Gentilly-2 que dans l'ensemble du Québec. Ce taux dépasse de 27 % la moyenne québécoise, toujours selon le documentaire qui sera diffusé le 27 septembre à Télé-Québec. Ces chiffres proviennent de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

M. Charest a affirmé qu'il ne détient aucune information selon laquelle la centrale n'est pas sécuritaire ou menace la santé publique. «Nous allons attendre de voir le documentaire avant de faire des déclarations», a dit le premier ministre. Notons que le PLQ, tout comme la CAQ, a déjà clairement indiqué son «préjugé favorable» pour la réfection de la centrale nucléaire.

Legault et Marois

Jean Charest a profité de son passage pour lancer quelques flèches contre Pauline Marois et François Legault. «Ce n'est pas compliqué, le 5 septembre, les électeurs qui iront aux urnes auront deux solutions: dire oui à l'emploi et à l'économie ou dire oui à un référendum», a mentionné le chef du PLQ, excluant même le choix qu'offre la Coalition avenir Québec. «Écoutez, François Legault, c'est le parti de la chicane. Il se chicane avec tout le monde, les médecins, les pharmaciens, les syndicats. Avec Pauline Marois, c'est un référendum. Il n'y a pas d'autres choix», a noté Jean Charest. Encore une fois, il a qualifié la chef du Parti québécois d'irresponsable dans le dossier de la crise étudiante, soulignant que seul le PLQ s'était «tenu debout».

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