Invité à commenter les sondages Segma Recherche commandés par le journal Le Quotidien et les radios NRJ/Rouge FM, le candidat de la Coalition avenir Québec dans Lac-Saint-Jean estime que son score de 18% constitue un premier pas non négligeable, dans le contexte où la formation politique qu'il représente a été créée il y a moins d'un an.
«Nous avons aujourd'hui un nid avec les derniers sondages qui nous situent autour de 20% dans la région. On a fait un pas important, on a devancé le Parti libéral dans Lac-Saint-Jean. C'est intéressant. Le Parti libéral est en difficulté ce qui me laisse croire que les gens pourraient migrer vers la CAQ, qui propose des solutions concrètes.»
S'il accuse le Parti libéral d'avoir privilégié «les petits amis» au détriment de sa circonscription , Michel Simard questionne le leadership d'Alexandre Cloutier.
«On est comme une MRC en hibernation», illustre-t-il.
Chapelet de mesures
Dans le cadre d'un point de presse qui avait lieu au restaurant Apollo d'Alma, Michel Simard a énuméré plusieurs mesures qu'entend mettre de l'avant un gouvernement caquiste.
Selon lui, celles-ci s'inscrivent dans une volonté de permettre aux régions de mieux s'épanouir avec la création d'outils et de politiques dédiés spécifiquement aux localités.
Par exemple, il met en relief la mise sur pied de centres d'expertises dans toutes les MRC, lesquels offriraient aux petites municipalités des services d'accompagnement en matière d'ingénierie, d'architecture et d'urbanisme.
L'élaboration d'une charte des responsabilités fait également partie de la plateforme caquiste, dans une optique de décentralisation des responsabilités.
Aussi, les Centre locaux de développement (CLD) bénéficieraient dorénavant de plus de ressources sous un gouvernement Legault. Ils deviendraient ainsi des guichets uniques avec obligation de résultats.
Michel Simard fait enfin mention de l'implantation d'un Commissaire municipal à l'éthique, dans ses efforts de lutte contre la corruption.
Commissions scolaires
En ce qui a trait à l'abolition des commissions scolaires, Michel Simard riposte à la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, qui qualifie d'irréaliste le projet de la CAQ.
Lui-même ayant été directeur d'un établissement privé, le Séminaire Marie-Reine du Clergé de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, il demeure convaincu que le développement des écoles du secteur public passe par une plus grande autonomie. La CAQ prévoit distribuer aux établissements une partie des économies effectuées grâce à l'abolition des commissions scolaires.
«Les commissions scolaires reçoivent 8000$ par enfant. Ce qu'on veut, c'est que cet argent-là soit mieux investi.»
S'appuyant sur sa carrière de directeur, il soutient que les commissions scolaires constituent un frein aux initiatives.
«C'est tellement plus simple, tellement moins compliqué de gérer une école comme ça, plutôt que de toujours demander une permission aux gens en haut», insiste-t-il.