Jean Tremblay ne regrette rien

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne tolère... (Photothèque Le Quotidien)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne tolère pas qu'une candidate péquiste d'origine algérienne, Djemila Benhabib, vienne «dicter les règles» en matière d'accommodements raisonnables.

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Martin Bélanger
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Jean Tremblay ne regrette pas les propos qu'il a prononcés, hier matin, sur les origines algériennes de la candidate péquiste dans Trois-Rivières, Djemila Benhabib, et son projet de Charte de la laïcité.

En entrevue avec l'animateur Paul Arcand, le maire de Saguenay a affirmé que les «Canadiens-français sont mous», car «on va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie, et on n'est même pas capables de prononcer son nom». Sa déclaration a fait le tour des manchettes au Canada en plus de créer une vague de réactions sur les réseaux sociaux durant toute la journée d'hier.

«Je ne regrette pas du tout ce que j'ai dit. Je veux que les valeurs des Québécois soient respectées. Nos valeurs sont basées sur la langue et notre religion depuis notre fondation. On réussit quand même bien à préserver notre langue, mais ce n'est pas le cas pour notre foi», a expliqué le maire de Saguenay lorsque joint au téléphone, hier soir, par Le Quotidien.

Au sujet des réactions, le maire a poursuivi. «Ça m'a surpris, parce que je ne pensais pas que mes propos créeraient autant de remous. La réaction des gens est vive quand j'aborde ce sujet. Je ne m'habitue pas, mais ce n'est pas grave. Ce qui me surprend encore plus, c'est que je suis le seul à le dire. Pourtant, je ne suis pas le seul à le penser si je me fie aux courriels que j'ai reçus aujourd'hui.»

Jean Tremblay a dit de Mme Benhabib qu'elle était une femme articulée et intelligente, mais que ce sera elle qui établira les règles en matière de laïcité si le Parti québécois est élu.

«Tout ce qu'ils font à l'Assemblée nationale, c'est applaudir. C'est elle (Djemila Benhabib) qui va établir les règles. Ses collègues vont tous être d'accord et vont applaudir. C'est rendu un jardin d'enfants. Je les vois venir. Ils vont commencer avec la prière dans les hôtels de ville, ensuite ça va être le crucifix à l'Assemblée nationale, et puis ce sera les écoles. À un moment donné, ils vont vouloir enlever les croix des villes et changer les noms de rue. Ces gens-là n'ont pas de limites pour atteindre leur but qui est d'éliminer la religion», a conclu le volubile maire.

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