La candidate libérale, qui en est à une seconde tentative pour devenir députée de Jonquière, rencontrait la presse hier pour la première fois de la présente campagne. Elle en a profité pour dévoiler son programme électoral et ses engagements en mettant en évidence la volonté du PLQ de demeurer le parti de l'économie.
«Lorsque le projet du CAMPS a été développé, il n'y avait qu'une enveloppe de 50 M$. Cette enveloppe était réservée pour des projets plus petits que le CAMPS. Il y aura de nouveaux programmes et on pourra réaliser le CAMPS», a déclaré Martine Girard pour expliquer les raisons pour lesquelles ce projet n'a pas été retenu par le gouvernement du Québec.
Elle a répété qu'à l'époque, il n'existait pas de programme pour ce genre d'infrastructure comme l'avait déclaré le ministre responsable de la région, Serge Simard.
Dans le document présenté hier aux médias, la candidate, qui prône le principe de l'économie d'abord, n'a pas abordé les dossiers des fermetures de la machine à papier de Kénogami, ainsi que celle de l'usine Novelis. Sur ces deux points, Martine Girard s'engage à intervenir si la situation l'exige.
«Les propriétaires actuels de Novelis ont refusé ce qui a été proposé. Si jamais un autre projet pour l'usine se confirme, nous allons offrir le soutien. Nous allons aussi intervenir s'il y a un projet pour la transformation du bois», insiste la candidate.
Pour ce qui est de la fin des crédits d'impôt qui avaient été accordés pour soutenir la région dans la transformation de l'aluminium, la candidate libérale a reconnu qu'aucune proposition formelle pour remplacer ces incitatifs n'a été élaborée. Elle demande à la population de l'appuyer le 4 septembre prochain pour être en mesure d'intervenir.
Propositions
Sur le plan local, Martine Girard a l'intention de soutenir le développement de tout le secteur récréotouristique du lac Kénogami. Elle propose une route de contournement pour permettre à la population d'avoir un accès direct à la plage du camping Jonquière et à un pavillon d'accueil. Elle propose, toujours dans le même dossier, de regrouper les deux marinas de façon à mieux desservir les plaisanciers tout en contrôlant mieux cette activité.
En ce qui concerne la jeunesse, Martine Girard propose de centraliser les écoles de danse du territoire. De plus, elle invoque la nécessité d'accroître les superficies de la polyvalente Jonquière afin d'augmenter la formation de la main-d'oeuvre au niveau professionnel pour faire face à la pénurie d'emplois dans ce secteur.
Des projets seront aussi réalisés en collaboration avec la ville de Saguenay. C'est le cas du prolongement de la rue du roi Georges pour créer un nouveau lien entre les secteurs Kénogami et Arvida. Elle soutient que le Foyer des loisirs d'Arvida a besoin d'une cure de rajeunissement et qu'un gouvernement libéral participerait à un tel projet en collaboration avec Saguenay. Dans le secteur Arvida, elle s'engage à soutenir la réfection d'un édifice patrimonial en y intégrant un centre d'interprétation de l'aluminium et un rafraîchissement de la bibliothèque municipale.