Un fonds de 10 G$ pour les entreprises

De passage à Chicoutimi, sur le stationnement de... (Photo Clément Allard, La Presse Canadienne)

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De passage à Chicoutimi, sur le stationnement de Rona L'Entrepôt (actuellement sollicitée pour une prise de contrôle hostile par Lowe), en compagnie de son équipe de candidats de la région, Mme Marois a déploré que depuis neuf ans, des sièges sociaux de compagnies comme Alcan et Abitibi-Consolidated aient quitté le Québec.

Photo Clément Allard, La Presse Canadienne

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Un gouvernement du Parti québécois dirigé par Pauline Marois s'engage à créer un fonds stratégique de 10 milliards$ à même la Caisse de dépôt et placement destiné à protéger les entreprises québécoises contre les prises de contrôle par des compagnies étrangères.

De plus, des changements seront apportés à la Loi sur les sociétés par action afin de soutenir les conseils d'administration qui s'opposent à de telles prises de contrôle comme cela se fait aux États-Unis.

De passage à Chicoutimi, sur le stationnement de Rona L'Entrepôt (actuellement sollicitée pour une prise de contrôle hostile par Lowe), en compagnie de son équipe de candidats de la région, Mme Marois a déploré que depuis neuf ans, des sièges sociaux de compagnies comme Alcan et Abitibi-Consolidated aient quitté le Québec.

Selon elle, la présente campagne électorale est le moment pour reprendre le contrôle de l'économie québécoise en modifiant la mission de la Caisse de dépôt afin qu'elle contribue davantage au développement économique de la province. « Nous voulons que ce nouveau fonds soutienne de nouvelles innovations stratégiques dans le but d'implanter des entreprises de taille mondiale. «

La chef du PQ a mentionné que la création d'un tel fonds aurait permis de sauver le siège social d'Alcan à Montréal, même si elle reconnaît que l'évitement de la prise de contrôle d'Alcan par Rio Tinto aurait été difficilement réalisable compte tenu des sommes colossales en jeu et du fait qu'il s'agissait d'une prise de contrôle effectuée de gré à gré.

À ceux qui s'inquiètent que la pratique d'une telle forme de nationalisme économique puisse se faire au détriment des rendements aux actionnaires que constituent les Québécois, Mme Marois a mentionné que les rendements des sociétés canadiennes et québécoises ont été supérieurs à ceux de bien des entreprises de classe mondiale.

Questionnée sur la pertinence de revoir les contrats de fourniture d'électricité entre les grandes alumineries et Hydro-Québec compte tenu des événements entourant le conflit à l'aluminerie d'Alma, Mme Marois rappelle que son parti a été critique sur le sujet et elle croit qu'il faut revoir ces contrats, mais ajoute du même souffle qu'il serait bien difficile de revenir sur la parole donnée.

En ce qui concerne le Plan Nord, qu'elle qualifie de plan marketing, dont bénéficie le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mme Marois se montre critique envers la façon de faire du gouvernement Charest en déclarant que seulement dix des 19 sociétés minières ont payé des redevances à l'État pour l'exploitation de millions de tonnes de minerais.

Rappelant qu'un futur gouvernement péquiste augmenterait les redevances et imposerait une taxation sur les surprofits, Mme Marois souhaite qu'un plus grand nombre de citoyens bénéficient de l'exploitation de ces ressources. « On est d'accord pour développer le nord, mais pas à n'importe quel prix. Il y a des aménagements à faire pour que les mines puissent bénéficier à des régions comme la vôtre avec l'approvisionnement d'appareils fabriqués ici. «o

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