Rencontre éditoriale au Progrès du Saguenay

Marois joue la carte des régions

Invitée à se prononcer sur les ententes signées... (Photo Jeannot Lévesque)

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Invitée à se prononcer sur les ententes signées entre Alcan et Hydro-Québec pour la fourniture d'électricité aux grandes alumineries au lendemain de la fin du lock-out qui a frappé les travailleurs de Rio Tinto Alcan à Alma, Mme Marois rappelle que ces contrats ont été signés sous un gouvernement du Parti québécois. Elle ajoute du même souffle n'avoir jamais cru qu'un jour, ces contrats serviraient pour la vente obligée de volume d'électricité en cas de conflit.

Photo Jeannot Lévesque

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La chef du Parti québécois, Pauline Marois, croit que le développement économique de la province passe par celui des régions. C'est pourquoi elle s'affiche en faveur d'un certain rééquilibrage entre les forces économiques en présence au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

De passage au Progrès du Saguenay pour une rencontre éditoriale en compagnie du député sortant Stéphane Bédard (Chicoutimi) et du candidat Jean-Marie Claveau (Dubuc), Mme Marois a eu à se prononcer sur l'utilisation des ressources naturelles par les grandes entreprises, la déconcentration des fonctionnaires ainsi que le développement futur de la région.

Invitée à se prononcer sur les ententes signées entre Alcan et Hydro-Québec pour la fourniture d'électricité aux grandes alumineries au lendemain de la fin du lock-out qui a frappé les travailleurs de Rio Tinto Alcan à Alma, Mme Marois rappelle que ces contrats ont été signés sous un gouvernement du Parti québécois. Elle ajoute du même souffle n'avoir jamais cru qu'un jour, ces contrats serviraient pour la vente obligée de volume d'électricité en cas de conflit. « RTA a provoqué le conflit parce qu'il y a eu un lock-out, ce qui constitue une mesure imposée par le patron. Nous croyons qu'en retour des avantages consentis aux compagnies, on doit poser des exigences en terme de développement. Nous possédons un rapport de force vis-à-vis l'utilisation des ressources naturelles. Sous notre gouvernement, on avait exigé la création d'emplois. «

Selon elle, le même principe doit s'appliquer dans le cas de la reprise par l'état de la centrale Jim-Gray de Résolu qui a fermé la machine à papier no 6 de l'Usine Kénogami. « Il doit y avoir des devoirs envers les communautés et, à défaut, il y a des pénalités «, affirme-t-elle. Elle a rappelé que même si Résolu a vécu un très mauvais moment lors de sa restructuration, Québec a consenti à étaler la capitalisation du régime de retraite pour l'aider.

En ce qui concerne l'avenir de la foresterie, Mme Marois se dit consciente qu'à l'heure de l'internet et des journaux électroniques, l'avenir de cette industrie passe par la recherche et le développement pour le développement du bois d'ingénierie, la mise en place d'une charte du bois qui permettrait aux ingénieurs et architectes de dessiner des édifices gouvernementaux tout bois au-delà de trois étages, permettant ainsi de servir de tremplin à l'ensemble de l'industrie du bâtiment.

Quant à l'aide aux entrepreneurs en régions, Mme Marois rappelle que le dernier gouvernement péquiste avait mis en place toute une série de mesures pour les aider avec le crédit d'impôt aux régions ressources, le programme ACCORD, toutes des formes d'aide taillées à la hache par le gouvernement Charest.

Mme Marois se montre ouverte à rétablir certaines mesures d'aide aux régions via la création de la future Banque de développement économique du Québec, appelée à remplacer Investissements Québec. L'objectif est de créer un véritable guichet unique dont le mandat sera, entre autres choses, de rendre disponible du capital pour le prédémarrage d'entreprises dans l'économie des régions.

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