Une solution pour le manque de brise-glaces

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Le président-directeur général de Federal Fleet Services, Spencer Fraser, a présenté sa solution pour régler le manque de brise-glaces sur le Saguenay et le Saint-Laurent.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Pascal Girard
Le Quotidien

Le président-directeur général de Federal Fleet Services, Spencer Fraser, était de passage au Saguenay pour proposer la solution de son entreprise pour régler le problème du manque de brise-glaces sur le Saguenay et le Saint-Laurent.

Ce navire serait acheté par Federal Fleet Services... (Photo courtoisie) - image 1.0

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Ce navire serait acheté par Federal Fleet Services et loué au gouvernement canadien pour agir comme brise-glace.

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Federal Fleet Services est la compagnie soeur du chantier maritime Davie à Québec où ils complètent actuellement la construction d'un ravitailleur pour la marine canadienne, l'Asterix.

L'entreprise propose une solution en trois temps, nommée le projet Resolute. Elle achèterait quatre brise-glaces, elle les mettrait aux normes à son chantier, puis elle les louerait au gouvernement canadien tout en les opérant elle-même.

«En Alaska, il y avait un grand projet de la compagnie Shell qui a été abandonné et qui a mis sur le marché quatre brise-glaces haut de gamme. Nous proposons d'amener les bateaux et de les mettre aux normes canadiennes. Nous avons des options sur les navires. On est prêts à négocier avec Ottawa pour ce service», a expliqué l'ancien officier de la marine canadienne, qui a déjà accosté à Chicoutimi à deux reprises à bord du NCSM Skeena et du NCSM Ville de Québec.

Il était au Saguenay pour participer à une réunion de la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES).

Le Rio Tamara bloqué

Rappelons qu'en février dernier, un navire était resté prisonnier des glaces alors qu'il se dirigeait vers les installations portuaires de La Baie. Le Rio Tamara était resté coincé plusieurs heures à l'embouchure du Saguenay. La Garde côtière avait dû dépêcher un navire depuis la région de l'Atlantique pour venir prêter main-forte, car aucun navire québécois n'était disponible. La livraison de bauxite avait donc dû attendre. Évidemment, de telles situations peuvent causer de lourds problèmes si l'approvisionnement manquant venait à retarder la production d'aluminium. Selon les estimations de l'époque, Rio Tinto avait calculé des pertes qui pouvaient atteindre 80 000 $ par jour de retard. Selon Spencer Fraser, des représentants de la multinationale assistaient à la rencontre du SODES et se seraient montrés attentifs à leur solution. La vitesse à laquelle elle pourrait être appliquée les aurait impressionnés, a-t-il assuré.

Le coût d'acquisition des navires pourrait atteindre plusieurs centaines de millions chacun. Selon la solution de Federal Fleet, Ottawa n'aurait qu'à assumer la location. La mise aux normes pourrait prendre environ 24 mois. La construction de nouveaux navires pourrait s'étaler sur au moins de trois à quatre ans. L'entreprise va poursuivre ses pressions politiques pour influencer Ottawa. Pour ce qui est du Québec, Spencer Fraser a dit recevoir «un très bon support du gouvernement Couillard».




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