Résolu investit 8 M$ à la centrale Murdock-Wilson

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L'installation des lourdes pièces requiert une précision au millième de pouce.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La centrale hydroélectrique Murdock-Wilson a cessé d'approvisionner les usines d'Alma et de Kénogami, de Produits forestiers Résolu, le 26 juin dernier. Des travaux de réfection majeurs ayant nécessité un investissement de 8 M $ de la papetière sont en cause.

La centrale, inaugurée en 1957 et alimentée en eau à même la rivière Shipshaw via un canal d'amenée de bois de deux kilomètres, nécessite le remplacement de la roue d'eau et de travaux connexes, ce qui devrait permettre de hausser la capacité de production d'électricité.

Raphaël Émond, ingénieur de projet chez Hydro-Saguenay, division énergétique de la papetière, a expliqué, lors d'une visite, que le remplacement de la roue d'un poids de 45 000 livres et d'un diamètre de 10 pieds et dix pouces nécessite le démontage complet du groupe turbine-alternateur de type Francis fabriqué par la compagnie suédoise Karstad. 

Le retrait de l'arbre turbine, le réisolement des 40 pôles du rotor (une pièce de 200 tonnes), le remplacement du régulateur de vitesse par un régulateur électronique servant à contrôler l'ouverture des directrices ainsi que le remplacement du système d'analyse des vibrations font partie des travaux connexes réalisés par une quinzaine de travailleurs de la firme américaine Wartsila et de la firme jonquiéroise Groupe Génitique, cette dernière ayant élaboré les spécifications techniques du projet. Les travaux se déroulent sur deux quarts de travail de douze heures.

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L'ancienne roue d'eau d'un poids de 42 000 livres pourrait être installée sur un terrain public pour rappeler l'importante de l'énergie hydroélectrique dans la région.

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Raphaël Émond, ingénieur de projet chez Hydro-Saguenay, division énergétique de la papetière, pose devant le pied de l'arbre de la turbine, qui a été démonté pour permettre l'installation de la nouvelle roue d'eau.

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Plus d'électricité

M. Émond mentionne que les travaux de réfection devraient permettre à Hydro-Saguenay de produire davantage d'électricité avec la nouvelle roue d'eau qui est pourtant plus petite que la précédente. « Nous diminuons la puissance de la roue d'eau pour travailler dans une plage différente. À l'origine, la machine avait été dessinée trop grosse par rapport à l'apport d'eau. L'ancienne roue d'eau pouvait produire 60 mW, mais elle était bloquée à 53 mW. La nouvelle va produire 57,3 mW », explique M. Émond. Il s'agit d'un gain d'efficacité de 6 % qui se traduira annuellement par une économie d'un demi-million pour Résolu.

Toutefois, l'arrêt de production d'électricité de la centrale prévu jusqu'à la mi-octobre engendre des frais supplémentaires quotidiens de 42 000 $ pour Résolu.

La centrale nécessite le remplacement de la roue... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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La centrale nécessite le remplacement de la roue d'eau et de travaux connexes, ce qui devrait permettre de hausser la capacité de production d'électricité.

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La nouvelle roue d'eau installée la semaine dernière devrait permettre des gains d'efficacité de 6 % à Hydro-Saguenay.

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Selon M. Émond, les travaux en cours devraient permettre de prolonger la vie utile de la centrale pour les 20 prochaines années au minimum. « Il nous a fallu planifier ces travaux de longue date puisque la fabrication d'une roue d'eau sur mesure nécessite un délai d'un an et demi avant sa livraison », explique M. Émond.

Rappelons que Résolu n'en est pas à une première ces dernières années dans ce type de travaux puisqu'un bris fortuit survenu à la Centrale Jim-Gray avait nécessité le remplacement de la roue d'eau. M. Émond a indiqué que depuis la remise en production de la centrale en avril dernier, l'hypothèse qu'un morceau de roc de forte dimension s'étant détaché du canal d'amenée de la centrale demeure la plus plausible.

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Le groupe turbine-alternateur est en pleine réfection.

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L'ancienne roue d'eau d'un poids de 42 000 livres pourrait être installée sur un terrain public pour rappeler l'importante de l'énergie hydroélectrique dans la région.

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En ce qui a trait à l'avenir de l'ancienne roue d'eau, M. Émond n'exclut pas que le lourd objet puisse être exposé avec sa plaque de fabrication d'origine dans un lieu public qui pourrait être le terrain du Musée William-Price ou devant le parc Price.




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