Maya et Inca de retour sur la Racine

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Paul Gagnon estime avoir commis une erreur il y a cinq en déménageant son commerce sur le boulevard Talbot.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'aménagement de nouveaux trottoirs longeant le boulevard Talbot n'a pas convaincu le propriétaire de la boutique Maya et Inca, Paul Gagnon, de conserver son commerce sur cette importante artère commerciale. L'homme d'affaires spécialisé dans l'importation de meubles de bois franc vient d'acquérir l'immeuble du 384-386 rue Racine pour y redéménager son commerce.

En entrevue, M. Gagnon reconnaît qu'il a commis une erreur lorsqu'il y a cinq ans, il a décidé de quitter la rue Racine pour aménager dans un local ayant pignon sur Talbot. « J'ai un projet de retour sur la rue Racine. J'ai perdu bien de l'argent ici. Les gens n'arrêtent pas, peu importe qu'ils soient à pied ou en automobile. J'ai pris une mauvaise décision en croyant me rapprocher des autres commerces de meubles », affirme l'homme d'affaires.

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Paul Gagnon, propriétaire de la boutique Maya Inca, a acquis le 4 août dernier l'immeuble du 384 rue Racine pour y réaménager son commerce.

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Selon lui, le boulevard Talbot est certes une artère commerciale très fréquentée par les automobilistes, mais le point de destination principale est les deux centres commerciaux. Il ajoute que la grande vitesse de circulation sur ce boulevard à six voies séparées n'est pas propice à son genre de commerce.

À l'époque où il avait pignon sur la rue Racine, beaucoup plus de clients potentiels prenaient le temps de visiter son commerce à la recherche de produits originaux. « L'ajout de nouveaux trottoirs en face du magasin, ça ne marchera pas plus. Ce ne sera pas comme la rue Racine », prévoit-il.

Depuis 15 ou 20 ans, M. Gagnon voyage régulièrement en Inde pour négocier l'acquisition de meubles qu'il importe lui-même de ce vaste pays. Il rappelle que son commerce a déjà été présent dans le milieu de la côte Racine pendant deux ans. C'était l'époque où les produits importés du Mexique, du Guatémala, de l'Équateur ou du Pérou étaient en vogue chez une certaine clientèle. S'en est suivie la vague des objets d'origine africaine avec la vente de masques, bijoux, représentation de girafes et autres animaux. 

Comme bien d'autres commerçants, M. Gagnon subit les conséquences des faibles investissements dans la construction résidentielle. Ses transactions sont effectuées en dollar américain, ce qui représente un autre obstacle lorsque le dollar canadien est en baisse. « J'ai failli mourir ici. J'ai espérance de reprendre vie », conclut-il.




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