Saint-Nazaire: un premier écoquatier de mini-maisons

Nadia Bouchard et Benoît Tremblay de Vivre en... (Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil)

Agrandir

Nadia Bouchard et Benoît Tremblay de Vivre en MINI posent devant La Puce, un modèle de micro-maison sur roues. Bien qu'elle est plus petite que les mini-maisons conçues pour être permanentes, celle-ci est parfaite pour voyager.

Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Saint-Nazaire, au Lac-Saint-Jean, devient la première municipalité au Québec à développer un quartier écologique de mini-maisons sur roues.

Après des ajustements aux règlements municipaux en avril dernier, le complexe de l'Érablière est prêt à accueillir des mini-maisons à titre de résidences permanentes. Une quarantaine de terrains seront aménagés et disponibles en îlots différents de six à huit propriétés homogènes à la fois. Bien que le concept des mini-maisons sur fondations existe déjà un peu partout, c'est la première fois que celles sur roues sont autorisées de cette façon dans la province.

« Nous sommes fiers d'être des pionniers en ce domaine, déclare le maire de Saint-Nazaire Martin Sauvé. Il y a eu un gros travail à faire du côté urbanisme. »

Mercredi matin en conférence de presse, les médias ont pu voir le prototype de la maison La Contemporaine, fabriquée par la nouvelle entreprise Vivre en MINI. Mesurant huit pieds par 26 pieds et montée sur une remorque, elle peut être confortablement installée sur un terrain ou être transportée derrière un véhicule.

« C'est un peu plus lourd qu'une roulotte, mais ce n'est pas juste pour faire du camping. On peut rouler avec ce modèle sur toutes les routes en Amérique du Nord », assure le président-directeur général de Vivre en MINI, Benoît Tremblay. Il a fait le test en présentant l'habitation à Drummondville.

Les 208 pieds carrés à l'intérieur de la maison sont pensés pour économiser l'espace le plus possible. Le lit principal est sur une mezzanine, et un autre peut se cacher dans un tiroir sous le deuxième niveau du plancher. La salle de bains est étonnamment spacieuse et on retrouve même un espace pour une laveuse et une sécheuse.

Il s'agit seulement d'un modèle parmi d'autres, habitables à l'année et qui peuvent être adaptés au besoin. Tous sont conçus presque totalement avec des fournisseurs locaux. Les maisons sur fondations au complexe de l'Érablière pourront mesurer jusqu'à 600 pieds carrés. Le coût de la propriété, terrain et bâtiment inclus, devrait être en moyenne de 100 000 $.

Écoquartier

Benoît Tremblay se réfère aux recommandations de l'organisme Vivre en ville pour définir ce qu'est un quartier écologique. Pour celui-ci du complexe de l'Érablière, il axe beaucoup sur l'aspect du milieu de vie.

« Ici, nous sommes dans un cadre naturel où les gens auront une belle qualité de vie. Il y a des sentiers de randonnée, un étang de pêche, une cabane à sucre... Nous désirons créer un sentiment d'appartenance, une collectivité », affirme le spécialiste en urbanisme.

Une salle communautaire se trouve dans le complexe, à environ dix minutes d'Alma, et sera disponible pour tous les résidants. « Les propriétaires pourront recevoir beaucoup de gens même s'ils habitent dans une mini-maison », souligne Benoît Tremblay. Il y aura aussi la possibilité d'aménager un jardin communautaire, entre autres.

Une fois ancrées, les mini-maisons sur roues sont évaluables et taxables par la municipalité. Au complexe de l'Érablière, des installations septiques devront être installées, mais les résidants auront accès au réseau d'aqueduc de Saint-Nazaire. Le promoteur prendra en charge l'aspect déneigement, notamment. « Ce sera sous le même principe qu'en condo », explique le propriétaire Bruno Boily.

Le maire de Saint-Nazaire Martin Sauvé, le président-directeur... (Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil) - image 2.0

Agrandir

Le maire de Saint-Nazaire Martin Sauvé, le président-directeur général de Vivre en MINI Benoît Tremblay, le promoteur du complexe de l'Érablière Bruno Boily, la vice-présidente de Vivre en MINI Nadia Bouchard et le maire d'Alma Marc Asselin ont inauguré l'écoquartier de mini-maisons à Saint-Nazaire.

Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil

L'intérieur du modèle La Contemporaine est ergonomique et... (Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil) - image 2.1

Agrandir

L'intérieur du modèle La Contemporaine est ergonomique et moderne.

Photo Le Quotidien, Dominique Gobeil

Plus qu'une mode

Les mini-maisons répondent à une nécessité et sont plus qu'une simple tendance, selon le fondateur de Vivre en MINI Benoît Tremblay.

« C'est un nouveau marché qui connaît une réelle progression. Ça s'adresse particulièrement aux locataires qui veulent accéder la propriété, aux jeunes couples et aux retraités qui veulent retrouver un plus petit espace quand les enfants sont partis. Ça devient un choix logique. Pour les travailleurs qui ont des contrats de quelques mois dans différentes villes, une mini-maison sur roues offre du confort et de la mobilité. »

La jeune entreprise jeannoise travaille sur d'autres projets à L'Isle-Verte, à Drummondville et à L'Anse-Saint-Jean. « On aimerait même créer un réseau de mini-maisons. Les gens choisiraient une propriété qu'ils aiment et pourraient s'établir dans différents endroits », mentionne M. Tremblay.

Le maire d'Alma Marc Asselin, à titre de président de la Corporation d'innovation et de développement Alma-Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL) qui a appuyé le projet, retient le caractère innovateur du complexe de l'Érablière, qui comprend déjà des résidences plus standard. 

« Je pense que ç'a beaucoup d'attrait pour la jeunesse, qui rejoint de plus en plus le mouvement de la simplicité volontaire. Nous ne sommes pas rendus à développer un tel quartier à Alma, mais nous voyons l'engouement », soutient M. Asselin.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer