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La nouvelle norme FSC fait consensus

Depuis 2012, FSC Canada a longuement négocié avec... (Archives La Presse)

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Depuis 2012, FSC Canada a longuement négocié avec les intervenants concernés. L'enjeu des droits autochtones et la notion du consentement a animé bien des discussions, mais tout semble maintenant en place pour un accord définitif.

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L'assemblée générale annuelle du Forest Stewardship Council (FSC) Canada qui se déroule mercredi et jeudi à Montréal va permettre à l'organisme d'officialiser sa nouvelle norme, cinq ans après avoir lancé le processus de révision de l'ancienne norme.

« Pour aboutir à la nouvelle norme, ce fut ardu et exigeant », a avoué le président de FSC Canada, François Dufresne, à la faveur d'une entrevue accordée au Quotidien mardi, en marge du lancement de l'assemblée.

« On va finalement concrétiser l'aboutissement d'un long processus, alors qu'on va mettre de l'avant notre nouveau standard pour la certification forestière au pays. L'assemblée générale annuelle va amener tout le monde derrière un consensus pour s'engager vers le dernier droit. Ce n'est plus une négociation entre les partis d'intérêt et je pense qu'on est rendu là. On a accompli beaucoup et il y a une grosse étape de franchie. »

Des représentants des quatre chambres impliquées dans les discussions sont présents à Montréal, du domaine environnemental, social, économique et autochtone. Les deux prochains jours devraient amener des ajustements dans la mise en place finale de la nouvelle norme, mais François Dufresne a précisé que les quatre chambres sont derrière celle-ci et l'approuvent. Le président s'attend donc à des échanges, mais rien pour contrecarrer le projet.

« On va faire un dernier son de cloche, mais ça va être fini vers la fin de l'été et on va pouvoir envoyer le tout pour une approbation finale », a expliqué M. Dufresne. La version définitive de la nouvelle norme devrait être en application au début de l'année prochaine.

Depuis 2012, FSC Canada a longuement négocié avec les intervenants concernés. L'enjeu des droits autochtones et la notion du consentement a animé bien des discussions, mais tout semble maintenant en place pour un accord définitif. Idem pour la protection du caribou forestier. Il s'agit là de la première étape pour la mise en place de la nouvelle norme, qui devrait être suivie par l'implantation de solutions autour des forêts intactes. En ce sens, François Dufresne a indiqué qu'un déblocage avec le peuple autochtone avait permis de faire un pas en avant.

« On va apprendre à manoeuvrer avec tout ça et bien implanter notre solution qui est vraiment adaptée aux conditions locales, a affirmé le président de FSC Canada. On pense trouver le bon consensus pour s'assurer d'un bon processus de médiation à long terme, pour restaurer les forêts pour l'habitation du caribou forestier, sans affecter les impacts socio-économiques. Il faut réussir à bien maîtriser ces enjeux et trouver le bon équilibre. »

Les discussions avec les différents acteurs ne vont pas s'arrêter au moment où les quatre chambres vont entériner la nouvelle norme.

« On va s'assurer que les communautés autochtones soient en mesure de collaborer et de s'impliquer de façon structurée et éclairée », a précisé François Dufresne, qui demeure toutefois réaliste dans ses perspectives d'avenir.

« Il nous reste qu'à s'assurer que ça marche, que ça peut être faisable et rentable, a-t-il soutenu. Ce qu'on demande surtout aux détenteurs du certificat, c'est ce que c'est faisable. C'est exigeant, mais c'est faisable. »

Pour la région

François Dufresne croît que la nouvelle norme FSC peut être avantageuse pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il estime que tout est en place pour voir naître une solution pour le milieu forestier, permettant ainsi de reléguer aux oubliettes les difficultés des dernières années, qu'elles soient reliées aux milieux autochtones et environnementaux, ou encore à l'accès de marché.

« Je pense que les gens vont être prêts à travailler ensemble et ça ouvre la porte toute grande à remettre la certification FSC en place, tout en permettant à l'industrie locale de tirer son épingle du jeu sur les marchés internationaux, a fait valoir M. Dufresne. FSC a des accès partout dans le monde alors il faut que notre industrie innove et se modernise. On peut compter sur FSC pour accéder à différents marchés, que ce soit en Asie, en Europe ou ailleurs. »

La certification FSC fournit une assurance que les produits du bois proviennent de forêts aménagées de manière responsable, en lien avec des normes environnementales strictes. Les produits certifiés se retrouvent sur le marché avec le logo FSC.




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