LE BEI débarque à Saguenay

Les enquêteurs du BEI profitent de quelques jours... (Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les enquêteurs du BEI profitent de quelques jours pour recueillir toutes les informations nécessaires à leur dossier.

Le Quotidien, Michel Tremblay

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Les enquêteurs du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) sont débarqués à Saguenay, lundi, dans le but de faire la lumière sur une intervention policière où une dame, en état d'ébriété, s'est blessée en chutant sur un trottoir.

Pour la quatrième fois depuis sa création, sept membres du BEI arpentent la rue Racine, à Chicoutimi, en lien avec un événement survenu le dimanche 25 juin.

Vers 22 h 05, les policiers sont appelés pour intervenir auprès d'une dame de 68 ans, ivre sur la voie publique et qui n'a pas d'argent pour se payer un taxi.

Les patrouilleurs prennent la décision de raccompagner la dame chez elle. Au moment d'ouvrir la portière de l'auto-patrouille, le policier lâche le bras de la dame. Celle-ci tombe à la renverse après avoir perdu pied et se cogne la tête sur le trottoir.

La sexagénaire a perdu connaissance et a été transportée à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi. On ne craint pas pour sa vie. « Notre enquête devrait nous permettre de vérifier si toutes ces informations sont exactes. Nous avons envoyé sept enquêteurs à Saguenay afin de faire la lumière sur cette affaire », explique Martin Bonin-Charron, porte-parole du BEI.

« Si nous envoyons autant de gens à la fois sur une affaire, c'est afin de respecter les délais qui nous sont imposés. Nous avons 48 heures pour rencontrer les policiers impliqués. Mais avant de les voir, nous devons obtenir le plus d'informations possible auprès des témoins potentiels. Notre équipe a un travail à faire sur la scène de l'accident et auprès du voisinage. Il faut faire rapidement », ajoute le porte-parole du BEI.

Il faut aussi savoir que l'équipe du BEI couvre tout le territoire du Québec et que si l'équipe se trouve à Saguenay, elle ne peut oeuvrer ailleurs pour une autre affaire.

« Cela fait en sorte que nous récoltons nos informations assez rapidement afin d'être en mesure de répondre à un autre dossier si cela se présente », conclut-il.

Quatrième visite

La présence des enquêteurs du BEI n'est pas une première dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En fait, la toute première enquête de ce bureau a été réalisée à Jonquière le 9 juillet 2016, lorsque Simon Simard, qui menaçait de faire exploser une bonbonne de propane sur le perron de sa résidence, a été abattu par les policiers. Aucune accusation n'avait été retenue contre ceux-ci.

Le 18 avril et le 25 mai 2017, l'équipe est revenue à Laterrière, cette fois-ci, pour un homme qui a tenté de s'enlever la vie lorsque les policiers de Saguenay ont voulu mettre à exécution un mandat d'arrestation.

L'individu avait demandé à se changer dans sa chambre et avait profité du fait d'être seul pour se mutiler. Il s'était infligé plusieurs blessures.

Le BEI est revenu un mois plus tard lorsque le même individu a été vu à proximité de la résidence de son ex-conjointe. À l'arrivée des policiers, il s'est à nouveau mutilé avec un couteau.




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