Couillard à Washington: plus positif qu'à l'arrivée

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a... (Photo courtoisie)

Agrandir

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a rencontré le secrétaire au commerce des États-Unis, Wilbur Ross.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a quitté Washington avec le sentiment que les personnes ayant un rôle important à jouer dans le conflit du bois d'oeuvre au sein du gouvernement américain ont aujourd'hui une meilleure connaissance de la réalité de l'industrie québécoise.

Au cours d'une entrevue qu'il a accordée au Quotidien avant de prendre son vol de retour pour Québec, Philippe Couillard a résumé son état d'esprit tout en demeurant prudent sur l'interprétation de la réaction des différentes personnes rencontrées.

« Je dirais qu'à la fin de la journée (hier), je suis plus positif qu'à mon arrivée avant hier soir. Notamment après ma rencontre avec M. Wilbur Ross, le secrétaire au commerce. J'ai l'impression qu'il y a une ouverture de leur part pour essayer d'avoir une entente. J'ai comme eu ce signal », a déclaré le premier ministre du Québec, bien conscient que ces impressions ne se traduiront pas nécessairement dans la réalité demain matin.

Le premier ministre a profité de ce tête-à-tête avec le membre du cabinet du président des États-Unis pour faire valoir les intérêts des entrepreneurs du Québec et surtout ceux des travailleurs de l'industrie forestière qui risquent de subir les effets négatifs de ce conflit.

« Il faut le répéter. Ce n'est pas nécessairement tout le monde qui est au courant et qui comprend les changements que nous avons faits dans le régime forestier québécois. Ils sont au courant en général et j'en ai profité pour aller plus en profondeur », a poursuivi le premier ministre.

Il a ainsi exposé le mécanisme de mise aux enchères de 25 % des approvisionnements forestiers sur le territoire québécois. « Le prix du bois que nous demandons aux entreprises est fixé à partir des enchères. Le bois est donc accordé en fonction de la valeur du marché. Ils ont bien compris comment ça fonctionnait maintenant. »

Interrogé à savoir si les Américains avaient démontré de l'ouverture à accorder au Québec un traitement particulier en raison de son modèle forestier basé sur la valeur marchande du bois rond, encore une fois, Philippe Couillard croit que son message a été bien compris. Mais il refuse de spéculer sur ce qu'il adviendra de cette éventualité. 

« Il y a une écoute. Est-ce qu'on est là (traitement particulier pour le Québec), ce serait exagéré pour moi de dire oui aujourd'hui. En tout cas, ils réalisent très bien maintenant que les modèles sont très différents d'un bout du pays à l'autre. »

Ils savent de plus que les modifications réalisées dans le régime forestier il y a quelques années s'inscrivaient dans la même direction que ce qu'ils (les scieurs américains) demandaient par rapport au bois rond vendu par le gouvernement à l'industrie lors du dernier conflit du bois d'oeuvre.

« Maintenant, c'est beaucoup plus clair pour eux et encore une fois, je sens une ouverture pour en arriver à une entente. Je leur ai mentionné que de toute façon, s'il n'y a pas d'entente, l'alternative c'est que l'on va se retrouver devant les tribunaux de façon indéfinie, et ça, ce n'est bon pour personne », a repris Philippe Couillard.

Le premier ministre n'a pas rencontré de représentant de l'industrie américaine et a concentré les discussions avec des membres du gouvernement américain pour qu'ils comprennent bien la plainte qui a été déposée.

« Ils se sont rendu compte que la situation n'était pas aussi simple que celle qu'on leur a présentée. Et surtout comme je le disais à la fin de la journée, ils ont besoin de notre bois. Ils le savent aussi que notre gouvernement va soutenir l'industrie. Je pense qu'il y a une sorte de mouvement vers une entente dans un proche avenir, mais ça serait hasardeux pour ma part d'aller plus loin. »

Le premier ministre n'a pas abordé la surtaxe sur le papier surcalandré puisque les élus américains et membres du gouvernement voulaient parler du bois d'oeuvre.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer