Aluminium: Jean Simard mise sur l'intérêt des membres du G7

La reconnaissance par les pays membres du G7... (Archives La Presse)

Agrandir

La reconnaissance par les pays membres du G7 du problème de la surcapacité de production d'aluminium est un pas dans la bonne direction, estime le président et chef de la direction de l'Association de l'aluminium du Canada (AAC), Jean Simard.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le président et chef de la direction de l'Association de l'aluminium du Canada (AAC), Jean Simard, voit d'un bon oeil la reconnaissance par les pays membres du G7 de l'enjeu de la surcapacité dans l'industrie de l'aluminium découlant des pratiques « inconséquentes et irrespectueuses » des règles de marché.

Il s'agit pour lui d'un pas dans la bonne direction au moment où l'industrie doit composer avec une problématique constante de surcapacité de production de métal primaire. Celle-ci est principalement soutenue par la Chine ainsi que par la mise en service d'alumineries dans le golfe persique.

« L'AAC tient à souligner le rôle important joué par le gouvernement du Canada et ses représentants dans le cadre du G7 afin de développer une position commune sur la question », a insisté Jean Simard avant de rappeler que l'engagement du gouvernement canadien dans ce dossier était significatif.

Les producteurs d'aluminium canadiens espèrent que cet engagement sera maintenu avec la même détermination à l'avenir afin de préserver l'industrie canadienne contre cette surcapacité mondiale.

L'association considère qu'il appartient maintenant aux pays membres du G20, qui tiendra son prochain sommet à Hambourg, de reconnaître cette situation afin de déployer des mécanismes qui permettront de résorber les surplus de métal gris sur le marché. L'AAC souhaiterait aussi que des stratégies soient mises en place pour éliminer les pratiques interventionnistes et frauduleuses.

Au cours d'une entrevue accordée au Quotidien entre deux vols, Jean Simard a clairement établi que toute cette démarche visait spécifiquement la Chine.

La stratégie est déployée depuis deux ans par le Canada, les États-Unis et l'Europe. L'objectif n'est pas de contraindre la Chine, mais bien de l'amener à la table afin qu'elle accepte de prendre des mesures pour discipliner les exportations d'aluminium.

« Nous désirons que cette solution passe par la création d'un comité initié par le G20 et qui pourrait mener à la création d'un comité à l'Organisaiton mondiale du commerce où l'on pourrait aborder cette question. Une telle démarche a été menée pour ce qui concerne l'acier », explique le patron de l'AAC.

Jean Simard est conscient que ce problème de taille ne se réglera pas facilement en raison des joueurs en présence. Il est toutefois confiant que les différentes démarches menées en Amérique du Nord et en Europe finiront par donner des résultats afin de mieux encadrer la capacité mondiale de production d'aluminium et surtout de discipliner les exportations chinoises.

Jean Simard espère que le travail à ce sujet se poursuivra lors du prochain sommet du G7, au Québec.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer