Justin Trudeau garde le cap

Justin Trudeau a affirmé qu'il continuera de défendre... (Photo Presse canadienne)

Agrandir

Justin Trudeau a affirmé qu'il continuera de défendre les intérêts commerciaux canadiens, à l'occasion d'un point de presse en compagnie du premier ministre italien, Paolo Gentiloni, vendredi.

Photo Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

Donald Trump a beau avoir haussé le ton envers le Canada, le premier ministre Justin Trudeau ne modifiera pas sa stratégie.

Lors d'un point de presse en compagnie du premier ministre italien, Paolo Gentiloni, M. Trudeau a affirmé vendredi qu'il continuera de défendre les intérêts commerciaux canadiens « de façon respectueuse et collaborative ».

« Évidemment entre pays amis et alliés (...), il va y avoir des enjeux qui vont être soulevés de temps en temps qui vont exiger un peu plus de discussion et de négociation », a reconnu Justin Trudeau.

« Mais nous allons toujours approcher ces enjeux-là avec des arguments ancrés dans les faits, avec une défense de nos intérêts toujours faite de façon respectueuse et collaborative. C'est ce à quoi les Canadiens s'attendent de leur premier ministre », a-t-il ajouté.

Le président américain a accusé le Canada jeudi de profiter des États-Unis dans le domaine des produits laitiers, du bois d'oeuvre et de l'énergie. Il s'agissait de son attaque la plus virulente jusqu'ici.

« Nous ne pouvons pas laisser le Canada ou qui que ce soit d'autre profiter de la situation et faire ce qu'il a fait à nos travailleurs et à nos fermiers », a lancé M. Trump dans le bureau ovale.

« Nous devrons nous asseoir à la table des négociations avec le Canada très, très rapidement », a-t-il ajouté.

Justin Trudeau a dit vendredi qu'il allait continuer de soutenir les agriculteurs. « Il n'y a pas un pays dans le monde qui n'appuie pas ses agriculteurs de différentes façons et l'approche qu'on a ici au Canada est bonne pour nos agriculteurs et je vais continuer de défendre la gestion de l'offre », a-t-il affirmé.

Le premier ministre italien en visite à Ottawa a vanté l'accord commercial entre le Canada et l'Union européenne, qu'il voit comme une façon d'effacer les divisions sur le libre-échange.

Lors de leur rencontre, les deux leaders ont également discuté du prochain sommet du G7 qui se déroulera en Italie à la fin du mois de mai, de changements climatiques et d'égalité homme femme.

Offensive canadienne

Les ministres du gouvernement Trudeau multiplient les voyages aux États-Unis depuis l'élection du président Trump pour souligner l'apport du Canada à l'économie américaine.

Le ministre des Transports, Marc Garneau, revient d'ailleurs vendredi d'un court séjour en Floride, où il a rencontré le gouverneur de cet État, Rick Scott, l'ex-gouverneur Jeb Bush et Charlie Crist, membre de la Chambre des représentants.

Cette opération séduction vise à sensibiliser ces acteurs politiques aux conséquences négatives que pourraient avoir chez eux le décret présidentiel « Achetez américain, embauchez américain » signé mardi et l'imposition éventuelle d'une taxe frontalière sur les importations.

« C'est important que tout le monde comprenne qu'il y a des enjeux qui vont bien au-delà d'une politique établie à Washington et que ça va avoir un effet sur l'étendue du territoire américain », a expliqué Marc Garneau.

Il a ajouté que sur les 50 États américains, 35 exportent principalement au Canada et que plus de 300 entreprises canadiennes en Floride créent des dizaines de milliers d'emplois directs.

« Toutes les personnes que j'ai rencontrées comprennent extrêmement bien l'importance de la relation entre le Canada et l'État de la Floride, a relaté Marc Garneau. C'est bien sûr à eux de décider comment ils vont utiliser cette information-là, mais j'ai trouvé beaucoup d'oreilles sympathiques. »

D'autres ministres du gouvernement Trudeau ont voyagé aux États-Unis cette semaine. C'est le cas de la ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, qui était en Californie jeudi, et de Bill Morneau, qui participait à la rencontre des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales des pays du G20 à Washington.

Denis Lemieux entend défendre la gestion de l'offre

(Denis Villeneuve) - Le député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, entend défendre le système de gestion de l'offre malgré les déclarations faites en début de semaine par le président américain Donald Trump.

De passage à Jonquière pour l'inauguration du complexe résidentiel La Lancée, M. Lemieux a déclaré avoir rencontré le vice-président régional du Syndicat des producteurs de lait, Daniel Gobeil, pour l'assurer qu'il défendrait le modèle canadien de production du lait. « Notre ministre fédérale du commerce, Mme Freeland, entend défendre le système bec et ongles», a commenté M. Lemieux.

Le député ajoute qu'il faut comprendre que l'administration Trump est en train de se mettre en place et que c'est le bon moment pour le Canada de rencontrer le plus d'intervenants possible pour établir des relations et faire connaître l'opinion des Canadiens. « Il est important que l'on conserve nos positions dans ce dossier. »

Il en va de même dans le dossier du bois d'oeuvre, selon lui, où le Canada ne peut accepter n'importe quelle entente avec les Américains. M. Lemieux estime que le Canada offre de bons produits de qualité à même ses forêts qui représentent 9 % des réserves de la planète et qu'il faut continuer de vanter les bienfaits des forêts sous aménagement qui capturent le CO2 émis dans l'atmosphère.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer