Les cols Lachasse: un succès en trois actes

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L'entreprise régionale Lachasse, qui se spécialise dans la fabrication de cols légers et compacts en polyester, a été fondée par Stéphanie Desforges et son conjoint Simon Doré en novembre dernier. Le couple vit à Québec, mais est originaire du Saguenay.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

On peut sortir la fille du Saguenay, mais on ne peut pas sortir le Saguenay de la fille. La Chicoutimienne Stéphanie Desforges n'est certainement pas celle qui fera mentir l'adage. L'expression sied aussi très bien à son amoureux, Simon Doré, un gars d'Arvida avec qui elle a uni ses forces pour lancer la gamme de cols polyvalents Lachasse. Récit en trois actes d'un succès entrepreneurial aux racines 100 pour cent régionales.

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Stéphanie Desforges a cofondé Lachasse avec son conjoint Simon Doré. Leurs 25 modèles de cols polyvalents ont suscité l'engouement de la communauté de plein air, des chasseurs, des pêcheurs et de M. et Mme Tout-le-Monde.

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Acte 1 - Début

Fille de « comm », Stéphanie Desforges partage plusieurs passions avec son chum Simon. Les deux sont amoureux de sport, de plein air et de tout ce qui se passe en dehors de la grisaille des murs. Le couple quitte la région pour les études. Les tourtereaux ne peuvent dénicher du boulot en région et doivent officiellement s'expatrier. D'abord installés à Montréal, ils se rapprochent de leur région natale en migrant vers Québec. Stéphanie travaille dans une firme de relations publiques, tandis que son conjoint agit comme chef d'équipe graphique pour l'entreprise montréalaise de jeux vidéo Ubisoft. Le couple, qui a aujourd'hui la mi-trentaine, possède un autre dénominateur commun : un penchant avoué pour le design. 

Acte 2 - Déclencheur

Un jour, Stéphanie et Simon deviennent parents. Quelques mois plus tard, lorsqu'ils conduisent leur progéniture à la garderie par un frisquet matin d'hiver, ils se butent à une affiche qui décline la politique de l'établissement, frappée d'un interdit de foulard. C'est souvent le cas dans les centres de la petite enfance, histoire de réduire à zéro les risques d'étranglement. Stéphanie et Simon sont interloqués. Cette famille active a absolument besoin de dégoter un produit qui rencontre ses moult besoins, mais ne trouve absolument rien sur les tablettes des magasins. 

« Nous étions insatisfaits de ce que l'on retrouvait sur le marché, notamment en matière de design. Nous avons fait le pari qu'on pouvait être actif tout en étant chic. Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, Lachasse est née », dit Stéphanie, au cours d'un entretien téléphonique. Mais comment accoucher d'un col à la fois beau, chaud, respirant, polyvalent et compact, qui se démarque de l'offre existante ? Stéphanie et Simon se mettent au travail avec toute l'ardeur que l'on connaît aux jeunes entrepreneurs. 

Acte 3 - Résolution  

Le couple, parent d'un garçon de quatre ans et d'une fillette d'un an, détient un as dans son jeu de cartes : le parrain de Stéphanie Desforges, Michel Boivin, est le propriétaire du commerce Identification Sports, à Chicoutimi. Tout ce beau monde met ses efforts en commun et un partenariat est conclu. En novembre dernier, l'entreprise est officiellement créée et ses propriétaires sont emballés. Les cols sont fabriqués ici, en région. L'engouement est tel sur les réseaux sociaux qu'une communauté Lachasse se forme. 

« Nous avons dessiné des cols 100 pour cent polyester, légers, compacts, résistants, hyper pratiques et, surtout, avec des designs épurés au goût du jour. Des cols quatre saisons qui plaisent à toute la famille et qui peuvent être portés autant au cou, en tuque, en bandeau, en masque, sous le casque de vélo, de motoneige, de ski, en élastique, au poignet... alouette », poursuit Stépanie, qui a résolument la bosse du marketing.

L'appel des grands espaces

Les cols Lachasse, disponibles en ligne, s'envolent comme des petits pains chauds. Stéphanie et Simon ont développé 25 modèles de taille unique destinés aux adultes comme aux enfants.

Les entrepreneurs ont l'intention de continuer de vendre exclusivement sur l'Internet pour l'instant, mais Stéphanie Desforges n'exclut pas la possibilité de percer le marché du commerce au détail un jour. Le couple veut toutefois prendre le temps de bien faire les choses, ancrer la marque et faire connaître son produit. Le reste suivra. Cela dit, il planche déjà sur un deuxième type de col, plus chaud, pour l'hiver. 

Possibilités infinies

Stéphanie et Simon constatent que les possibilités sont infinies pour la griffe. Les cols intéressent les sportifs et les mères de famille, en passant par les aînés adeptes de marche et les personnes atteintes d'un cancer qui doivent se soumettre à des traitements de chimiothérapie.

« Au départ, c'était très axé sur nous et sur notre famille. Mais on se rend compte qu'il y a un énorme public et qu'il est vaste. On a beaucoup de chasseurs et de pêcheurs qui nous écrivent pour nous dire qu'ils veulent s'en procurer un. On se nourrit de tous ces commentaires et ça nous inspire beaucoup. On est tout jeune, mais on a plein d'idées », fait valoir Stéphanie Desforges. 

La réponse de la communauté de plein air a été fort positive, enchaîne la cofondatrice de Lachasse. 

Les grands espaces sont l'essence même de la marque. Ce n'est donc pas un hasard si chaque col Lachasse porte le nom d'un type de gibier en provenance d'un autre pays. Ainsi, les internautes peuvent déposer un Baviani, un Brebas, un Cignali ou un Gazella dans leur panier d'achats.

Vers un retour en région

Le duo a beau avoir des idées plein la tête, leurs cerveaux bouillonnants d'activité gardent une place de choix pour y ranger leurs rêves. Le principal caressé par le couple Desforges-Doré concerne un éventuel retour aux sources.

« On est partis pour le travail et on est en manque de notre région ! On aimerait vraiment revenir vivre au Saguenay. Mon parrain est de très bon conseil pour nous. C'est un fournisseur, mais aussi un bon partenaire. On dit souvent que Lachasse a été développée à l'Étape », poursuit Stéphanie Desforges.

En cours d'entrevue, elle précise que la technique de sublimation employée dans la confection des cols en polyester fait en sorte que la couleur n'est pas imprimée directement sur le tissu, ce qui présente plusieurs avantages. 

« La couleur fait partie de la structure. C'est pour ça que le produit reste beau malgré le lavage », fait valoir la Chicoutimienne.

La fibre textile utilisée pour fabriquer les Lachasse est respirante, voire rafraîchissante. Il y a certainement un parallèle à faire avec l'autre type de fibre, celle entrepreneuriale et passionnelle, qui fournit à Stéphanie et à Simon l'étoffe d'avides créateurs.




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