1000 métiers dans les Forces

Le capitaine Pierre Pelletier, commandant du détachement de... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le capitaine Pierre Pelletier, commandant du détachement de recrutement de Chicoutimi, partage avec plaisir son expérience dans les Forces pour encourager les gens à embrasser la carrière militaire.

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Normand Boivin
Le Quotidien

« On embauche » est l'activité qui décrit le mieux les Forces armées canadiennes par les temps qui courent.

Dès le 1er avril, les portes seront grandes ouvertes au recrutement. En tout, 5000 emplois sont à pourvoir à l'échelle du Canada dans plus de 100 métiers différents qui vont du commis à l'administration jusqu'au pilote de chasse, en passant par les fantassins. Des postes ouverts tant aux hommes qu'aux femmes et aux Autochtones, et sans discrimination en raison de l'âge. En fait, la seule limite est qu'il faut avoir au moins 17 ans, avoir son secondaire IV et accumulé 24 crédits, et être capable de compléter son contrat d'embauche (minimum trois ans tout dépendant de la fonction qu'on occupe) avant d'avoir atteint 60 ans.

Ancien parachutiste membre des forces spéciales (il a même fait patie de l'équipe de démonstration Skyhawks), le commandant du Centre de recrutement à Chicoutimi, le capitaine Pierre Pelletier, ne manque pas d'arguments pour vanter la carrière militaire, qu'elle soit dans la régulière ou à temps partiel la réserve.

Même si le fonds de pension est très avantageux et permet une retraite dorée dans la jeune cinquantaine, ce n'est pas ce qu'il évoque pour attirer les jeunes, mais plutôt le défi qui s'offre à eux et la perspective d'un emploi bien rémunéré pour de nombreuses années où ils pourront voir du pays.

Conseiller

Même si elle n'a aucune idée de ce qu'elle veut faire, la recrue n'est pas laissée à elle-même. Après son inscription (en ligne seulement à forces.ca), on la convoque pour lui faire passer une série de tests destinés à mesurer ses aptitudes. Pas pour l'exclure, mais regarder quels pourraient être son champ de compétence et ses capacités. On mesure les connaissances générales, les habiletés spatiales et la résolution de problèmes mathématiques, toutes des épreuves de niveau secondaire III et IV et on évalue sa personnalité et sa motivation. Après l'examen médical, le candidat est prêt pour l'entrevue avec le conseiller en carrière militaire pour déterminer quel champ d'activité lui conviendrait. Parallèlement, on mène une enquête sur lui pour s'assurer qu'il rencontre les critères de sécurité des Forces.

Quand tout est beau, on le met « en compétition ». À ce moment, la recrue est sur une liste canadienne comme candidat pour un métier. L'attente n'est jamais très longue, mais elle varie selon les métiers, car il faut coordonner l'entraînement de base (QMB) de 12 semaines que suivent tous les militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu, avec le cours de métier qu'elle suivra ensuite.

Dès que les astres s'alignent, le candidat est assermenté et signe son contrat d'engagement. « Le jour de son assermentation, il sait ce qu'il va faire en fonction de ses goûts et ses aptitudes. Je les rencontre tous et si j'ai un doute, je le retourne au conseiller en carrière pour le réorienter », précise le commandant du détachement de Chicoutimi.

La recrue doit signer un engagement qui varie de trois à 13 ans, selon la durée de la formation. « Treize ans peuvent paraître longs, mais c'est pour les métiers plus spécialisés comme par exemple pilote, en raison du coût élevé de la formation », explique le capitaine Pelletier. Mais il ne faut pas oublier que le temps aux études compte. Donc le candidat qui sort du cégep et va à l'université pour devenir officier puis fait l'apprentissage de son métier peut, au bout du processus, se retrouver avec seulement cinq années de service à donner. « Il ne faut pas oublier que dès le jour de sa signature, le compteur démarre aussi pour la pension, même pendant les études. L'élève officier voit tous ses cours et ses livres d'université payés et il touche un salaire en commençant de 18 000 $ par année. Non seulement ses études sont gratuites, mais il gagne 350 $ par semaine pour étudier. Il peut donc consacrer tout son temps à sa réussite. » Dès qu'il a terminé sa formation, l'officier commence sa carrière à 75 000 $ par année. Les hommes ou les femmes du rang commencent à 33 000 $ et atteignent 49 000 $.

Lorsqu'il a rempli ses obligations, le militaire peut signer un nouveau contrat. « Une carrière militaire, c'est 25 ans et on accumule 2 % par année pour sa pension », ajoute le capitaine. Celui qui arrive à 17 ans pourra donc toucher 50 % de son salaire s'il prend sa retraite à 42 ans. Mais s'il continue jusqu'à 52 ans, il touchera alors 70 % de son salaire.

Le capitaine Pelletier précise que l'examen médical et le camp d'entraînement militaire ne sont pas des épreuves physiques insurmontables. L'examen médical vise simplement à déterminer si on est en santé ; quant aux épreuves physiques du QMB, on a droit à des reprises et si une personne a réellement un problème avec sa condition physique, on la prend à part et on la soumet à un entraînement qui l'amènera aux standards.

//Autres textes à lire dans l'édition papier du Cahier économique




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