Génie électrique et mécanique: à la recherche d'étudiants

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Le responsable de la coordination départementale en génie électrique, Dany-Philippe Savard, pose avec Mathieu Tremblay, un des étudiants.

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Alors que le taux de placement dans les technologies du génie électrique et du génie mécanique est pratiquement parfait, les cohortes ne débordent pas de nouveaux étudiants. Les raisons de ce manque de finissants sont à la fois nébuleuses et difficiles à expliquer.

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Les étudiants Vincent Lévesque et Jean-Nicolas Dion, en compagnie du responsable de la coordination départementale en génie mécanique, Éric Potvin.

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Le Cégep de Jonquière n'a plus besoin de présentation en termes de qualité d'enseignement dans ces techniques. Le pavillon Lionel-Gaudreau est doté d'équipements à la fine pointe de la technologie, les enseignants passionnés sont hautement qualifiés et l'industrie sait plus que quiconque qu'on y forme une main-d'oeuvre de qualité, prête à faire le saut sur le marché du travail.

«On a un beau taux de placement et on se fait même demander des finissants avant que leurs trois ans d'études soient terminés, précise d'entrée de jeu le responsable de la coordination départementale des Technologies du génie électrique, Dany-Philippe Savard. Pendant l'année en entier, on a des requêtes de compagnies à la recherche de finissants.»

En mai prochain, une trentaine de diplômés, autant dans les programmes de génie électrique que de génie mécanique, vont être prêts à s'implanter dans le monde du travail. S'il n'en tenait qu'au Cégep de Jonquière, le nombre de nouveaux étudiants pourrait être beaucoup plus élevé.

«On pourrait accueillir 80 élèves lundi prochain, sans même songer à faire des agrandissements de nos installations», souligne le responsable de la coordination départementale en génie mécanique, Éric Potvin, avant que son collègue Dany-Philippe Savard ajoute qu'à une certaine époque pas si lointaine, 160 élèves ont fait leur entrée dans les techniques du génie électrique.

«Tous mes finissants en mécanique industrielle qui sont partis en stage ont été embauchés, fait valoir M. Savard. C'est de la main-d'oeuvre spécialisée qu'on nous demande et il n'y a pas eu de baisse dans le taux de placement depuis au moins les dix dernières années.»

Ce faible nombre d'étudiants inscrits dans les techniques s'explique en partie par une méconnaissance des conditions de travail dans les usines.

«Je pense qu'on est un peu méconnu et il faut démystifier certaines choses, affirme Éric Potvin. Il n'y a plus d'usine sale, ça n'existe plus et ça ne fonctionne plus comme ça. La première qualité d'une usine est d'être propre, d'être bien ordonnée et ensuite, c'est de la faire fonctionner au maximum de sa productivité.»

M. Potvin a également un autre souhait, celui de voir davantage d'étudiantes. En génie mécanique, elles ne sont que quatre et le responsable du département vante leurs qualités.

«S'il y avait plus de filles, on serait tellement plus content, affirme-t-il. Les entrepreneurs le savent qu'elles sont bonnes et elles se placent même avant d'être finissantes. C'est un domaine pour elles. De toute façon, il n'y a plus personne qui lève plus de 25 livres sur un lieu de travail. Être fort pour travailler dans une usine, ce n'est plus vrai. La réalité de l'industrie a changé.»

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