Des postes durs à combler

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Contrairement à la croyance populaire, le marché du travail souffre davantage d'une rareté de la main-d'oeuvre que d'une baisse du nombre d'emplois à pourvoir. Les employeurs cherchent preneurs pour des milliers de postes, mais peinent à les combler.

Voilà le constat qui émane de l'Enquête sur le recrutement, l'emploi et les besoins de formation dans les établissements de cinq employés et plus au Saguenay-Lac-Saint-Jean, publiée en septembre et présentée par Emploi-Québec au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

L'enquête prévoyait l'embauche de 9 721 employés et de 4588 employés saisonniers en 2015, puisque 40 % des établissements planifiaient d'embaucher dans la prochaine année au moment de la collecte de données. D'ailleurs, en 2014, un peu plus de départs que d'embauches ont été observés, laissant des postes vacants (voir autre texte). 

Ces embauches concernaient principalement la vente et les services, et seulement 6 % des postes à pourvoir exigeaient un diplôme d'études universitaires.

Le nombre de départs à la retraite peut expliquer, partiellement, cette tendance à l'embauche. Selon l'enquête d'Emploi Québec, 1305 départs à la retraite étaient anticipés dans les douze mois suivant la collecte de données. La proportion des départs à la retraite prévus est particulièrement élevée du côté des gestionnaires.

Rareté de la main-d'oeuvre

De surcroît, au moment de l'enquête, 1996 postes étaient vacants, et les employeurs considéraient que 330 de ces postes étaient «difficiles à combler», pour diverses raisons. 

La difficulté à trouver des employés répondant aux exigences de certains postes est principalement observable pour des compétences de gestion ou techniques.

Parmi les raisons évoquées par les employeurs pour expliquer les difficultés de recrutement, le manque de candidats et la rareté de la main-d'oeuvre ont été souvent mentionnés, de même que le fait que les conditions de travail ne convenaient pas aux candidats, le manque d'expérience et le déficit de compétences professionnelles.

Selon les employeurs, les difficultés de recrutement engendrent une diminution de service ou de production et les forcent à changer l'organisation du travail. Aussi, les employés de ces entreprises sont appelés à faire davantage d'heures supplémentaires.

Plus de départs que d'embauches en 2014

Un peu plus de départs que d'embauches ont été observés en 2014. En effet, 14 916 employés ont quitté leur emploi, pour cause de démission, de mise à pied ou de retraite, alors que 12 702 employés ont été embauchés dans les 4 525 établissements concernés.

Les embauches n'ont eu le dessus sur les départs que chez les travailleurs détenant un diplôme d'études universitaires. En termes de secteur d'activité, le bilan de 2014 est seulement positif dans le domaine des affaires, des finances et de l'administration.

Le taux de roulement moyen est de 12 %, et malgré une marge d'erreur élevée, cette donnée révèle une certaine stabilité d'un secteur à l'autre. 

Par ailleurs, le secteur de la vente et des services a dominé l'embauche, avec une part de 40 %. De plus, la majorité des nouveaux employés ne détenaient pas de diplôme d'études collégiales, d'études professionnelles ou d'études universitaires. 

//Autres textes à lire dans la version papier du Cahier économique




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