1000 citoyens de moins dans la région

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La région a perdu 1000 citoyens au profit d'autres régions administratives de la province, en 2014-2015.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Il s'agit du pire exercice pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean en dix ans

Au cours de l'exercice 2014-2015, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a enregistré une perte de 1000 citoyens au profit d'autres régions administratives de la province comparativement à 550 l'année précédente. Il s'agit d'un taux net de - 0,37 %. 

Selon les données colligées par l'Institut de la statistique du Québec à partir du Fichier d'inscription des personnes assurées (FIPA) de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), il s'agit du résultat le plus défavorable à la région en dix ans. La détérioration du solde s'explique autant par la baisse des citoyens qui s'installent sur le territoire que par l'augmentation du nombre de sortants. 

Dans la région, les MRC du Domaine-du-Roy, de Maria-Chapdelaine et du Fjord-du-Saguenay connaissent des pertes d'ampleur similaire, d'environ moins 0,3 %. Soulignons que pour le Fjord-du-Saguenay, il s'agit d'un premier solde négatif en huit ans. La MRC s'était plutôt distinguée par des gains substantiels au cours des années précédentes.

Les plus lourds déficits continuent de se faire par rapport à la Capitale-Nationale et dans une moindre mesure, Montréal.

Dans les régions de la zone éloignée, l'atténuation des pertes migratoires internes qui a marqué la décennie 2000 ne s'est généralement pas poursuivie au cours des dernières années. 

Après avoir enregistré de très faibles pertes ou même de légers gains au cours de la période 2009-2012, toutes ces régions, sauf le Bas-Saint-Laurent, ont maintenu ou accentué des pertes, sans toutefois revenir aux déficits marqués de la fin des années 1990 et du début des années 2000. C'est sur la Côte-Nord que le déficit s'est le plus fortement creusé au cours des quatre dernières années.

Environ 2,4 % des Québécois migrent chaque année entre les régions administratives, ce qui représente près de 200 000 personnes. Bien qu'elle n'ait aucun effet direct sur la taille de la population totale du Québec, la migration interne est un phénomène déterminant à plus petite échelle. Source de gains dans certaines régions et de pertes dans d'autres, elle joue un rôle majeur dans l'accroissement démographique régional et dans l'évolution de la répartition de la population québécoise. De plus, le profil par âge des migrants internes contribue à ralentir ou à accélérer le vieillissement dans certaines régions. Par exemple, les régions qui perdent des jeunes et qui attirent des personnes plus âgées, comme le Bas-Saint-Laurent ou la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, voient leur vieillissement s'accentuer en raison de la migration interne.

Environ 190 500 personnes ont changé de région administrative de résidence entre le 1er juillet 2014 et le 1er juillet 2015, soit 2,4 % de la population québécoise.




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