Produits forestiers Résolu craint  l'effet domino

Porte-parole de Résolu, Karl Blackburn se montre inquiet... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Porte-parole de Résolu, Karl Blackburn se montre inquiet pour les usines du groupe installées à Alma (photo) et Dolbeau.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'arrêt de production temporaire annoncée jeudi pour une période de deux semaines à l'usine Kénogami, à partir du 8 mars prochain, pour manque de commandes, ne constitue que l'un des effets domino des subventions accordées en 2012 par la Nouvelle-Écosse pour la réouverture de l'usine de pâtes et papier NewPage Port Hawkesbury.

Le porte-parole de l'entreprise, Karl Blackburn, se montre inquiet pour les autres usines du groupe installées à Alma et Dolbeau.

En entrevue, M. Blackburn rappelle que la Nouvelle-Écosse a accordé en août 2012 un financement de 124,5 M$ à la société Pacific West Commercial pour le redémarrage de la machine surcalandré tout en sabrant 130 M$ dans le fonds de retraite de ses employés. «À la suite de cette réouverture, les Américains ont déposé une plainte voulant que les usines de papier surcalandré soient subventionnées, d'où l'imposition d'une taxe de 18 %, ce qui a nui aux papeteries de Kénogami et Dolbeau. Du même coup, on ajoutait 400 000 tonnes de papier», explique M. Blackburn. Il précise que d'ici la fin de 2017, ce sont 50 M$ qui auront été payés en droits compensatoires. 

Parallèmenent, J. D. Irving Pulp and Paper a restauré l'une de ses usines pour produire du papier haute blancheur, ce qui vient ajouter de la compétition à la production almatoise.

Interrogé afin de savoir si les travailleurs des usines régionales devaient s'attendre à d'autres arrêts de production, M. Blackburn a mentionné que beaucoup d'inquiétude est dans l'air, d'autant plus que le débat entourant le plan de restauration du caribou forestier, l'accès à la fibre et les interventions des activistes environnementaux continuent de nuire au développement de Résolu.

Une autre ombre s'ajoute au tableau alors que la papetière est toujours en attente de la part du Bureau de mise en marché des bois du dévoilement des territoires sur lesquels il y aura enchères publiques sur les bois dans le secteur du Lac-Saint-Jean. «Le bois mis aux enchères représente environ 25 à 30 % de nos approvisionnements. On attend ça pour la planification des travaux pour l'automne 2017.»

La publication de cette carte des territoires était attendue pour les premières semaines de janvier. M. Blackburn n'était pas en mesure d'expliquer ce qui cause ce retard.




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