Aluminium: des profits de 947 M $ pour Rio Tinto

Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto Aluminium, et... (Photo Le Quotidien, Yohann Gasse)

Agrandir

Claudine Gagnon, porte-parole de Rio Tinto Aluminium, et Gervais Jacques, directeur exécutif des opérations en Atlantique, ont annoncé les derniers résultats financiers de l'entreprise.

Photo Le Quotidien, Yohann Gasse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le directeur exécutif des opérations Atlantique de Rio Tinto Aluminium, Gervais Jacques, accueille avec satisfaction les résultats financiers de 2016. Les profits du secteur du métal gris se chiffrent à 947 millions $, alors que le contexte mondial est difficile, notamment en raison des Chinois qui produisent 30 millions de tonnes par année.

La multinationale, qui a pris l'engagement de mieux communiquer après les annonces concernant l'aluminerie de La Baie, a jugé nécessaire de tenir un point de presse pour commenter ces résultats. Essentiellement, a indiqué Gervais Jacques, la baisse des profits de 15% par rapport à l'an dernier est attribuable à une baisse du prix de l'aluminium de 200 $ la tonne métrique par rapport à 2015.

Malgré ces résultats intéressants, Gervais Jacques a été formel tout en comprenant l'impatience des travailleurs et autres acteurs régionaux pour l'annonce des projets d'expansion. Pour l'instant, a-t-il réitéré, l'entreprise se concentre sur les projets de Vaudreuil 2022, du renouvellement du décret du programme de stabilisation des berges et des programmes d'investissements réguliers de 300 millions $ par année dans les usines.

Gervais Jacques a souligné l'implication des travailleurs et des partenaires de l'entreprise comme étant un élément qui explique la performance financière. Il affirme que dans le contexte actuel, il n'y a pas d'autre moyen de tirer son épingle du jeu que d'être en permanence à la recherche des meilleures façons de faire afin de rendre les usines plus performantes.

Correctifs requis

Il est revenu sur le cas spécifique de l'usine de La Baie pour préciser qu'il n'y avait aucune mise à pied. 

Il rappelle que cette usine a aujourd'hui 35 ans et qu'il est essentiel d'apporter les correctifs pour la rendre plus compétitive. L'usine de La Baie a 10 ans de plus que celle de Laterrière qui utilise la même technologie. Gervais Jacques affirme que l'entreprise entend trouver les solutions avec les travailleurs.

Les usines de Rio Tinto de la région sont d'autre part mises à contribution dans le cadre d'un programme d'amélioration des coûts de production de l'ordre de 750 millions $. 

Cette commande vise les installations Atlantique dans tous les secteurs d'activités, incluant les mines.

Gervais Jacques a expliqué que cet objectif était constitué de nouveaux revenus, ce qui comprend de nouveaux produits dans le domaine de l'aluminium (un tiers), une réduction des coûts d'approvisionnement en matière première (un tiers) et, finalement, des améliorations générales pour le dernier tiers.

Avenir dans la région

Gervais Jacques a été catégorique quant aux plans de l'entreprise pour l'avenir dans la région. Tous les moyens seront mis en place pour améliorer la productivité, ce qui implique la robotisation quand il est possible de le faire. Il assure que cette stratégie est nécessaire pour en arriver à des projets d'investissement dans la croissance de la capacité de production. Rio Tinto doit, il faut le rappeler, mettre en chantier pour 340 000 tonnes de production d'aluminium d'ici la fin de 2018 pour respecter les ententes paraphées avec le gouvernement du Québec.

En plus du contexte mondial qui représente un défi important pour la division aluminium de Rio Tinto, la montée du protectionnisme au sein du nouveau gouvernement fédéral américain soulève de grandes inquiétudes. Rio Tinto ne prend pas les choses à la légère et retient son souffle à l'idée que le Canada et les États-Unis renégocient l'ALÉNA. En ce moment, le Canada livre de l'aluminium aux États-Unis sans aucune barrière commerciale.

Gervais Jacques a même présenté une conférence au Sénat américain quant aux enjeux d'une éventuelle taxe à l'importation canadienne. Il y a en ce moment aux États-Unis un peu moins d'un million de tonnes comme capacité de production. À elle seule, la région livre 800 000 tonnes métriques d'aluminium aux États-Unis pour différents secteurs de transformation (automobile, construction). L'industrie américaine de la transformation représente 160 000 emplois et une taxe à l'importation aurait un impact important pour tout ce secteur qui verrait ses coûts de production grimper.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer