Pexal-Tecalum Canada: cap sur le redémarrage

L'entreprise Pexal-Tecalum Canada est sauvée de la faillite.... (Archives Le Quotidien)

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L'entreprise Pexal-Tecalum Canada est sauvée de la faillite.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Les créanciers de l'usine d'extrusion d'aluminium Pexal-Tecalum Canada ont accepté à 95 % la proposition déposée par le syndic Fabien Tremblay, en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Une douzaine de personnes ont participé à l'assemblée générale des créanciers, mercredi après-midi, au Palais de justice d'Alma.

La rencontre a duré une quinzaine de minutes et les participants n'ont fait aucune déclaration à leur sortie de la rencontre. La forte majorité des créanciers avaient voté au préalable par voie postale ou électronique.

« Il y a eu 45 votes et tous les votes ont été reçus avant l'assemblée. Il y avait 41 pour et quatre contre. En valeur, les pour représentent 1,5 M$ alors que les contre totalisent une somme de 77 000 $ », a déclaré le syndic au dossier, Fabien Tremblay, au terme de l'assemblée.

Depuis l'ouverture de l'entreprise, en décembre 2014, le bilan des créances s'élève à 4,1 M$. De ce total, 1,9 M$ est dû à des créanciers non garantis. Un total de 117 créanciers figurent dans cette liste. Ceux-ci ont accepté de se partager 125 000$.

Réorganisation

La décision permettra une relance des opérations de l'usine almatoise. Mais avant, les actionnaires auront à faire une réorganisation corporative complète de l'entreprise. L'offre du syndic était conditionnelle à cette étape. Un juge de la Cour supérieure devra l'entériner d'ici deux à trois semaines.

« Si on veut une continuité de cette entreprise-là, il faut que l'actionnariat soit transformé. C'est ce qui est demandé dans la proposition et ce n'est pas un item sur lequel les créanciers ont droit de regard. S'il n'y a pas d'entente à l'interne, c'est un juge qui va trancher », a ajouté Fabien Tremblay.

Selon l'offre qui a été présentée aux créanciers, les actionnaires seront une compagnie à numéro appartenant à l'homme d'affaires Jean-François Harvey (51 %) et Tecalum S.L., une entreprise de l'Espagne (49 %).

« On est très content que la proposition ait passé, mais il nous reste encore plusieurs pas à faire avant de réussir à redémarrer. On est parti du bon côté », a commenté brièvement Jean-François Harvey.

Quant à lui, l'ex-président-directeur général de Pexal-Tecalum, Sylvain Gagnon, s'est refusé à tout commentaire.

Faits saillants

Mars 2013

Le projet d'usine d'extrusion est annoncé. L'extrusion d'aluminium est un procédé de fabrication thermomécanique par lequel le métal est acheminé par compression à travers une filière. L'extrusion permet la conception de pièces complexes, d'une définition inouïe, qui ne nécessitent aucun usinage supplémentaire.

Octobre 2013

Le Centre d'entrepreneuriat et d'essaimage de l'Université du Québec à Chicoutimi (CEE-UQAC) dévoile l'entreprise incubée pour le projet de Centre de transfert en extrusion (CET). Le choix s'arrête sur Pexal Tecalum Canada.

2014

Mise en opération de l'usine.

Mai 2016

Le président-directeur général de Pexal Tecalum Canada, Sylvain Gagnon, démissionne de son poste.

Août 2016

L'usine est en arrêt de production. Un conflit entre actionnaires serait à l'origine de l'arrêt. Quelques jours plus tard, la Caisse Desjardins d'Alma dépose des préavis d'exercice d'un droit hypothécaire contre l'une des entreprises actionnaires de Pexal Tecalum, Intégr-Al, appartenant à Sylvain Gagnon.

Septembre 2016

Les clients les plus importants de Pexal Tecalum se regroupent afin de faire en sorte que l'entreprise continue sa production. L'usine est donc en partie en fonction, en attendant la fin de la discorde entre les actionnaires. Cette reprise durera quelques jours.

Octobre 2016

L'entreprise se place sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité afin de préparer une proposition concordataire à ses créanciers auxquels elle doit 4,2 M$.

Janvier 2017

Les créanciers de l'entreprise acceptent dans une proportion de 95% l'offre déposée par le syndic Fabien Tremblay. Une réorganisation corporative doit être faite et entérinée par un juge de la Cour supérieure.

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