Un grand virage nécessaire

Éric Dufour est le nouveau président du comité... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Éric Dufour est le nouveau président du comité entrepreneuriat de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Nouveau président du comité entrepreneuriat de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Éric Dufour souhaite faire de cette table de concertation un acteur de transition afin de mieux servir les entrepreneurs, laissés sans repères à son avis.

«Le modèle qu'on a connu autrefois ne marche plus. Il faut en proposer un nouveau et parler sérieusement aux gouvernements fédéral et provincial. Il y a plein de variantes difficiles à contrôler, avec la mondialisation des marchés. La nouvelle génération a un profil différent. Les entrepreneurs ne savent pas vers qui se tourner, alors que les centres locaux de développement (CLD) ont été abolis. C'est un grand virage que nous devons prendre, et nous voulons que le comité soit le chien de garde du mouvement entrepreneurial québécois», lance Éric Dufour, très préoccupé par la situation.

Nommé à cette fonction le 23 décembre, il est déjà bien au fait des dossiers puisqu'il siégeait déjà au comité. Celui-ci réunit entre autres des représentants des entrepreneurs, des chambres de commerce et d'organisations spécialisées en innovation. M. Dufour est vice-président régional Saguenay-Lac-Saint-Jean/Chibougamau/Côte-Nord et leader national en transfert d'entreprise chez Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Il distingue quatre dossiers prioritaires pour son mandat durant la prochaine année, et collabore avec le sportif Pierre Lavoie pour un projet dans le monde de l'éducation.

«On a plein d'idées. On a perdu trop de talents en entrepreneuriat en demandant aux enfants de se conformer à un seul moule», pense M. Dufour.

Alléger la réglementation

«C'est prouvé que le Québec est l'un des endroits les plus réglementés au monde pour les entreprises. Nous en faisons notre premier cheval de bataille, assure M. Dufour. Les entrepreneurs sont étourdis et découragés.» Il souligne que les PME représentent la moitié du produit intérieur brut québécois.

Inventorier les organismes

«Nous sommes déjà en train de dresser l'inventaire des organisations au service des entrepreneurs. Il en faudrait moins, mais avec plus de compétences, une sorte de guichet unique. On ne doit plus saupoudrer l'argent un peu partout», croit le comptable professionnel agréé de formation.

Encourager l'innovation

Éric Dufour déplore l'absence d'incitatifs fiscaux au Québec pour favoriser l'innovation. «Les crédits d'impôt en recherche et développement ne couvrent pas cet aspect, seulement la recherche appliquée», explique-t-il.

Améliorer le transfert

Le vice-président de RCGT travaille déjà beaucoup pour la relève des entreprises. L'entrepreneuriat collectif va devenir une réalité de plus en plus présente, selon lui. Dans ce modèle, des employés peuvent former une coopérative d'actionnaires, ce qui cadre bien avec les besoins des nouvelles générations. La relève familiale doit aussi être facilitée au niveau fiscal.

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