Graphic Packaging: 750 000$ en taxes impayées

La compagnie propriétaire de l'ancienne usine de Graphic... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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La compagnie propriétaire de l'ancienne usine de Graphic Packaging, à Jonquière, doit environ 750 000$ à la Ville en taxes impayées. Si elle ne paie pas sa dette, Saguenay vendra les actifs par encan public en février 2017.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

À défaut de recouvrer les quelque 750 000$ en taxes impayées par les propriétaires de l'ancienne usine Graphic Packaging de Jonquière (autrefois Cascades), la Ville mettra les actifs en vente par encan public au début de 2017.

Le comité exécutif de Saguenay a pris cette décision le 16 novembre dernier, après avoir obtenu un avis légal sur la question. L'entreprise Graphic Packaging a mis la clé sous la porte de la cartonnerie du chemin Saint-André en juillet 2015, entraînant la perte de 142 emplois. L'immeuble a par la suite été vendu à une compagnie à numéro, 2 477 621 Ontario Inc, en décembre 2015. La société mère de cette entreprise, BayShore Groups, se spécialise dans l'acquisition et le recyclage de sites industriels. La transaction impliquait l'ensemble des bâtiments et équipements et plusieurs lots de terrain situés en bordure de la rivière aux Sables. Au cours des mois suivants, l'acquisition, l'usine a été démantelée. Les équipements ont été vendus à l'encan en août 2016.

La résolution de l'exécutif stipule qu'«après l'expiration du délai de six mois suivant l'avis du dépôt du rôle de perception, la trésorerie doit dresser un état indiquant les immeubles sur lesquels les taxes imposées n'ont pas été payées, en tout ou en partie».

Le document officiel de la Ville fait également état de la volonté de l'exécutif d'ordonner à la greffière de «vendre les immeubles à l'enchère publique».

Conseiller municipal et responsable de ce secteur de la ville, Jonathan Tremblay se désole de voir que l'entreprise qui fut longtemps le plus important joueur corporatif de son quartier n'assume pas ses responsabilités.

«J'avais eu vent de cette problématique et j'ai demandé un portrait global de situation. Comme conseiller municipal, je ne suis pas content de la situation du tout. J'ai peu de félicitations à faire à cette compagnie pour l'ensemble de son oeuvre. Je suis content de voir que la Ville met ses culottes. Tout le monde doit payer ses taxes et la Ville doit prendre tous les moyens qui sont à sa disposition pour aller récupérer l'argent qui lui est dû», a martelé Jonathan Tremblay lors d'un entretien avec Le Quotidien en après-midi, mardi. Ce dernier croit que Saguenay «doit aller jusqu'au bout» dans ce dossier.

Terrains contaminés

Quiconque acquerra l'ancienne usine Cascades dans un dessein autre qu'industriel pourrait devoir procéder à la décontamination des lieux. Dans la dernière édition du Progrès-Dimanche, la collègue Katerine Belley-Murray révélait qu'une étude de caractérisation réalisée en janvier 2015 a fait état d'un volume de sols contaminés de 420 mètres cubes à l'usine de Jonquière. Toujours selon le rapport environnemental, les eaux souterraines sont notamment contaminées à l'aluminium, au cuivre et au mercure. Le sol contient du soufre, des hydrocarbures pétroliers et des BPC. Le degré de contaminants relevés est jugé supérieur aux normes acceptables.

Selon le rôle d'évaluation en vigueur à Saguenay, la valeur totale de l'immeuble situé au 4010 chemin Saint-André est de 7,1 millions$. Le bâtiment vaut 5,6 millions, tandis que le terrain est évalué à 1,5 million$.

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