Cinquante préavis de mises à pied chez Canmec

Canmec... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Canmec, le plus important groupe de fabrication en mécanique industrielle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, est dans l'obligation de signifier 50 préavis de mises à pied à des cadres et travailleurs syndiqués de son usine du parc industriel de Chicoutimi.

L'entreprise doit réorganiser ses activités après la réalisation d'importants contrats dans des projets de barrage au Labrador (Naltor) et au Manitoba.

Ces deux contrats majeurs avaient fait grimper en quelques mois seulement le carnet de commandes de Canmec de l'ordre de 140 M $ pour une période de trois ans. L'entreprise avait été dans l'obligation de procéder à de nombreuses embauches pour respecter les cahiers de charge dans les deux projets.

« Ce sont des préavis de mises à pied que nous devons effectuer pour respecter la loi. Pour le moment, on ne peut pas spéculer sur les mises à pied effectives puisque nous travaillons pour obtenir de nouveaux contrats. Les employés concernés par les avis ont été rencontrés cet après-midi (lundi) », a déclaré au Quotidien le vice-président à la production au sein du groupe Canmec, Éric Tremblay, qui a mis l'accent sur la volonté de l'entreprise d'atténuer au maximum l'impact de la restructuration sur les emplois.

L'exercice en cours touche autant l'administration que la fabrication en usine. Les préavis de mises à pied ont été signifiés à 20 cadres et 30 employés syndiqués.

Les contrats décrochés par Canmec auprès de Manitoba Hydro pour le projet Keeyask (695 MW), et celui de Nalcor au Labrador pour Muskrat Falls (824 mégawatts), confirmés en février 2014, comprenaient deux volets. Dans une première phase, Canmec industriel devait procéder à la fabrication des pièces mécaniques dans son usine du parc industriel.

« Nous sommes en ce moment en train de terminer tout le volet de fabrication en usine qui va aller jusqu'en janvier. Nous avons aussi des équipes pour la phase d'installation des équipements sur le terrain. Nous avons été informés par Manitoba Hydro que l'entrepreneur responsable des travaux de génie civil et de préparation n'était pas assez avancé et qu'une décision avait été prise de suspendre les travaux pour l'hiver. On se trouve donc à retarder d'un an l'installation des pièces mécaniques. Nous avons donc des équipes qui reviennent », poursuit le vice-président à la production.

Dans ce projet, Canmec a confectionné des pièces mécaniques pour la prise d'eau et les évacuateurs de crue.

Dans le projet du Labrador, Canmec avait obtenu des contrats en sous-traitance pour « certaines pièces » entrant dans la construction des éléments mécaniques nécessaires au fonctionnement du complexe. En théorie, Canmec devrait retourner en juin prochain sur ce chantier et a donc pour ainsi dire effectué le travail en usine.

« Canmec a connu une croissance assez importante avec l'obtention de ces deux contrats (140 M $). Aujourd'hui, nous devons procéder à une réorganisation qui va nous ramener sensiblement à ce qu'était Canmec avant l'obtention de ces deux contrats. On doit s'assurer de demeurer compétitif pour l'avenir », poursuit Éric Tremblay.

Le dernier contrat important obtenu par Canmec est la réalisation des conduites forcées pour le centre hydroélectrique du projet de La Romaine IV. Les techniciens de l'entreprise travaillent en ce moment sur des soumissions pour les autres ouvrages de la dernière phase de ce projet d'Hydro-Québec. Ce sont des projets pour la prise d'eau, évacuateurs de crues et autres équipements mécaniques.

Canmec avait choisi de miser sur des marchés à l'extérieur du Québec afin de maintenir son carnet de commandes et contrer la baisse significative des projets sur le territoire québécois, et ce, dans les domaines industriels et hydroélectriques.

Le ralentissement économique dans le secteur industriel et la fin des grands projets d'Hydro-Québec ont un impact pour tout le secteur de la fabrication mécanique. Selon Éric Tremblay, Canmec fonde aussi des espoirs dans un éventuel programme de réfection qu'Hydro-Québec pourrait lancer et dont les détails ne sont toujours pas connus.

En plus de la mécanique des barrages, Canmec a développé une grande expertise dans le secteur de l'aluminium et a obtenu des contrats dans la construction de la cimenterie McInnis en Gaspésie.

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