Caribou forestier: Ottawa ne peut imposer son plan

Le ministre Luc Blanchette affirme que le gouvernement... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Le ministre Luc Blanchette affirme que le gouvernement fédéral ne pourra pas imposer son plan de protection du caribou forestier au Québec.

Archives Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

«Ottawa ne nous imposera rien concernant la protection du caribou forestier! Ça, c'est clair.»

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, assure que c'est le gouvernement du Québec qui va décider de la manière dont sera protégé le caribou forestier sur le territoire québécois. «Nous avons remis notre proposition le 5 avril dernier et c'est sur cette base que la protection se fera. Le gouvernement fédéral ne peut pas imposer ses lignes directrices si une province présente son propre plan d'action. Elle décrétera sa façon de faire seulement si une province ne dépose rien. Ce qui n'est pas notre cas», a-t-il affirmé en entrevue.

Selon lui, le seuil de perturbation de 35% de la forêt exigé par Ottawa ne toucherait pas l'ensemble de la forêt du Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Il s'agit de poches réparties un peu partout sur le territoire. Par exemple, il y a un secteur de 10 000 km2 qui sera protégé dans le secteur des montagnes Blanches. Ce sont seulement quelques secteurs et non l'ensemble du territoire. Il n'y aura à peu près pas de répercussions. S'il y a des volumes de bois de retranchés, on va tout faire pour compenser», a-t-il assuré.

Luc Blanchette tenait à parler au Quotidien à la suite de la sortie de maires et syndiqués qui demandaient que le député de Roberval et premier ministre défende plus vigoureusement l'industrie forestière.

«Notre premier ministre a à coeur la forêt. C'est un enjeu qui le préoccupe grandement surtout pour sa circonscription. Il ne peut pas parler au nom de tous les ministères. Je ne suis pas juste le messager, je peux vous assurer que la volonté de notre gouvernement est de tout faire pour protéger les emplois. Il ne se perdra pas un emploi à cause du caribou forestier», souligne le ministre des Forêts.

D'ailleurs, pour rassurer le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, et celui de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, une rencontre est prévue en novembre.

Luc Blanchette ajoute que le nouveau tracé de la limite nordique des forêts attribuables aura peu d'impacts sur la capacité forestière. «On estime que la variation de la possibilité forestière sera de moins de 1%. On va tout faire pour maintenir les emplois. Les entreprises pourront faire aussi de la récolte au sud ou bien s'approvisionner au sein de la forêt privée qui est à proximité», a-t-il indiqué.

Il n'a pas été en mesure de mentionner si les nouveaux secteurs ciblés dans la limite nordique, situés plus au nord, étaient rentables pour les compagnies forestières.

Jean-Pierre Boivin prend la défense de Philippe Couillard.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

Agrandir

Jean-Pierre Boivin prend la défense de Philippe Couillard.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Jean-Pierre Boivin à la défense du premier ministre

Le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, défend le député de Roberval, Philippe Couillard. Il estime que c'est le gouvernement fédéral qui doit être blâmé pour son inaction concernant l'industrie forestière.

«Je ne veux pas le défendre, mais M. Couillard a fait ce qu'il pouvait. Actuellement, le problème est à Ottawa. Le caribou forestier, la crise du bois d'oeuvre et la surtaxe sur le papier surcalandré, ça dépend du fédéral, c'est à eux de le régler», a-t-il mentionné lors d'une entrevue.

Ce dernier juge, contrairement aux maires Gilles Potvin et Richard Hébert, suffisantes les actions posées par le gouvernement provincial pour défendre la forêt. «M. Couillard a commandé un rapport, le sous-ministre Savard s'est promené dans le monde pour parler du régime forestier et a nommé Raymond Chrétien pour négocier sur le bois d'oeuvre», a-t-il indiqué.

Il estime que le rôle du gouvernant provincial est de mettre de la pression sur Ottawa. Jean-Pierre Boivin considère que jusqu'à maintenant, ces pressions n'ont pas été suffisantes. «Il en faut plus. De notre côté, on va continuer à le faire. On va se rendre à Ottawa pour rencontrer les fonctionnaires que nous avions déjà rencontrés pour les sensibiliser à faire des études plus poussées sur le caribou forestier», a-t-il ajouté.

Le maire Tremblay rêve d'avoir Couillard comme député

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, estime que ses homologues de Dolbeau-Mistassini et Saint-Félicien, Richard Hébert et Gilles Potvin, «dérapent en se plaignant du premier ministre Philippe Couillard».

Dans l'édition du Quotidien de lundi, les deux maires affirmaient que le premier ministre du Québec ne défendait pas assez vigoureusement l'industrie forestière.

«C'est mon rêve d'avoir le premier ministre comme député de ma ville! Je pense que MM. Hébert et Potvin sont allés trop loin. Ils ont la chance d'avoir le premier ministre dans leur comté et ils se plaignent. Ils sont gâtés et c'est bien correct, mais qu'ils ne viennent pas chialer ensuite», a affirmé le maire Tremblay. Il a même ajouté que s'il rencontrait Philippe Couillard bientôt, il l'inviterait à se présenter comme député à Saguenay lors des prochaines élections. «Moi, je ne chialerais pas si j'avais le premier ministre chez nous», a noté Jean Tremblay, même si, de toute façon, il ne sera plus maire de Saguenay lors des prochaines élections provinciales.

Avec Patricia Rainville

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer