Industrie forestière: Karine Trudel presse Ottawa d'intervenir

La députée néo-démocrate dans Jonquière, Karine Trudel.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La députée néo-démocrate dans Jonquière, Karine Trudel.

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La députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, juge que les enjeux forestiers sont d'une telle ampleur que le gouvernement fédéral aurait intérêt à annoncer rapidement des programmes de soutien à cette industrie névralgique pour les régions du Québec et plus spécifiquement le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La députée a pris connaissance du document produit par Environnement et Changement climatique du Canada sur les mesures proposées aux provinces pour protéger le caribou forestier. La députée estime que les scientifiques ont des raisons pour proposer de telles mesures et elle admet ne pas être en mesure de les contester puisqu'elle n'est pas spécialiste de la question.

«Dans la perspective où il y a une diminution de la ressource, on aurait intérêt à investir dans des produits de valeur ajoutée pour remplacer les emplois qui risquent de disparaître par ceux dans des produits de valeur ajoutée. C'est ce que l'on devrait faire ou envisager», a indiqué Mme Trudel qui talonne le gouvernement Trudeau depuis son élection sur toutes les questions relatives à l'industrie forestière.

Karine Trudel a constaté que le gouvernement fédéral ne semble pas intéressé à supporter l'industrie forestière qui est confrontée à la vague protectionniste de l'industrie du sciage américain et à d'éventuelles baisses de la possibilité forestière. «Dans les dernières mesures économiques, il n'y a rien pour l'industrie forestière. Le gouvernement canadien doit investir massivement dans cette industrie avec la possibilité d'offrir des garanties de prêts», explique la députée.

Ces investissements, selon la députée, doivent permettre de maximiser les travaux dans le domaine de l'innovation afin de soutenir le transfert d'emplois, de la récolte et de la première transformation vers les nouveaux produits.

Le député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, a pour sa part indiqué ne pas avoir pris connaissance du document d'orientation. Il affirme que lors d'une rencontre avec l'entreprise Lignarex, l'enjeu du caribou forestier ne lui avait pas été soulevé.

Pas plus tard que jeudi, le grand patron de Résolu, Richard Garneau, lançait un appel aux communautés forestières pour contrer l'application au Québec de la notion de perturbation maximale de 35% dans la forêt sous aménagement. M. Garneau en profitait pour exiger du gouvernement du Québec la publication de tous les rapports de survol des hardes de caribou réalisés depuis 2013.

Malgré des demandes répétées auprès du cabinet du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, et une demande en vertu de la Loi d'accès à l'information, le gouvernement n'a toujours pas dévoilé les comptes-rendus d'au moins trois survols de hardes qui confirmeraient selon les sources du Quotidien la présence d'un plus grand nombre de cervidés que les projections émises par le Comité de rétablissement du caribou forestier du Québec.

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