Libre-échange: l'industrie du bleuet se réjouit

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Louis Potvin
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L'industrie du bleuet de la région se réjouit de la signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. Surtout l'entreprise Bleuet Nordic, qui se spécialise dans le bleuet séché.

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Tim Dohan se réjouit des répercussions que va avoir l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne sur le bleuet séché.

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Pour ce type de produit et pour la purée, les droits tarifaires étaient de l'ordre de 18% en Europe. «Pour nous, c'est très bien reçu et très encourageant. Nous vendions déjà en Europe, mais les droits imposés représentaient un inconvénient important. L'Europe était un marché marginal qui devrait devenir important, au cours des prochaines années», mentionne le responsable des ventes chez Bleuets Nordic de Dolbeau-Mistassini, Tim Dohan.

Sans vouloir donner le nombre de livres de bleuets déshydratés vendu en Europe, l'abolition des droits tarifaires pourrait quadrupler les ventes, estime Dohan. «Nous allons avoir un avantage important versus les États-Unis qui produisent aussi des bleuets séchés à partir de bleuets sauvages. En plus de cet avantage tarifaire, la faiblesse de notre devise va également nous aider», souligne-t-il.

L'entreprise, qui a commencé sa production en 2011, connaît une progression constante. Il y a deux ans, elle a ajouté les bleuets biologiques à sa gamme de produits. «Comme les Européens sont très attirés par les produits bio, on pense faire une importante percée. C'est un marché immense qui s'ouvre à nous, soit 500 millions d'habitants», signale Tim Dohan.

Bleuets congelés

Pour le bleuet surgelé, l'entente n'a pas vraiment de répercussions. «Il n'y a pas de droit tarifaire sur le bleuet sauvage surgelé. Ça n'a pas d'incidence pour nous. Ça reste tout même une très bonne nouvelle pour l'ensemble de notre industrie. On ne sait pas, ça peut avoir des effets positifs à long terme», affirme Jean-Pierre Senneville de Bleuets sauvages du Québec.

Une vision que partage le professeur de l'Université Laval, Rémy Lambert, qui se spécialise dans l'analyse de l'industrie du bleuet.

«L'Union européenne imposait des tarifs de 3,2% aux importations de bleuets congelés provenant du Canada. Bien que ce tarif n'était en pratique pas appliqué, il n'en demeure pas moins que l'accord confirme l'absence de tarif pour le Canada, ce qui est en soi une bonne nouvelle, surtout pour un marché qui connaît une bonne progression de la demande pour ce petit fruit. Le fait de conclure un libre-échange entre les deux régions implique à mon avis un effet d'entraînement qui sera sans doute positif pour ce secteur», a-t-il indiqué.

Selon lui, c'est plutôt le partenariat Transpacifique qui sera plus porteur pour les bleuets congelés. Ce partenariat a été signé au début de l'année entre le Canada et des pays asiatiques. «Il aura un impact plus important puisque des tarifs sont présentement appliqués. Par exemple, le Japon impose des tarifs allant de 6 à 11% sur les bleuets canadiens qui entrent sur leur marché. En Chine, ces tarifs peuvent aller jusqu'à 30%.»

Une analyse partagée par Bleuets sauvages du Québec.

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