Pexal-Tecalum sous la protection de la loi sur la faillite

L'usine d'extrusion Pexal-Tecalum d'Alma.... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

L'usine d'extrusion Pexal-Tecalum d'Alma.

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'entreprise d'extrusion d'aluminium Pexal-Tecalum, financée en presque totalité par des fonds publics, s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité afin de préparer une proposition concordataire à ses créanciers auxquels elle doit 4,2 millions $.

Plus rien ne va à l'intérieur de cette usine sur laquelle tout le secteur de la transformation de l'aluminium misait gros. Le projet a été vendu comme étant l'une des trois pièces maîtresses pour approvisionner l'industrie de la transformation de l'aluminium et attirer dans la région des entreprises spécialisées dans ce domaine.

Ce projet global a nécessité un financement public de l'ordre de 13 millions $. Le Centre d'essaimage des entreprises de l'UQAC agit à titre de propriétaire du bâtiment et des équipements de production. Au terme d'un appel d'offres, la gestion et l'exploitation de l'usine d'extrusion ont été confiées à Sylvain Gagnon (17 % des actions de Pexal-Tecalum), qui a formé l'entreprise Pexal-Tecalum. Ce sont les Espagnols de l'entreprise Tecalex qui avaient la responsabilité de fournir les équipements de production.

Le principal créancier public dans cette restructuration est Développement économique Canada avec un prêt de 868 969 $. Le deuxième créancier en importance qui a avancé des fonds publics à l'entreprise est le Centre local de développement de Lac-Saint-Jean pour un montant de 196 000 $. Ce sont ainsi 1,06 M $ de fonds publics qui ont été engloutis dans le projet depuis le début des activités

La Caisse populaire Deajardins d'Alma a misé gros dans cette aventure et risque d'y laisser une jolie somme. Selon la liste des créanciers, elle n'a pas été remboursée pour deux créances totalisant 1,1 M $. Ce qui représente un peu plus de 25 % de la créance globale. Desjardins écopera également dans cette affaire puisqu'il est déjà assuré que les créanciers devront accepter des remboursements moins élevés en raison de la situation particulière de l'entreprise qui n'a aucun lien de propriété sur l'immeuble et certains équipements. Capital de croissance PME de Desjardins avait avancé un prêt de 350 000 à l'entreprise dirigée par Sylvain Gagnon.

À moins d'un revirement de situation spectaculaire, il est difficile de croire que les actionnaires actuels soient en mesure de proposer aux créanciers une proposition acceptable. Il faudrait que le partenaire espagnol délie les cordons de sa bourse et prenne le contrôle de l'entreprise. Quant aux institutions prêteuses, elles n'ont pratiquement aucune chance de récupérer les créances. L'entreprise qui exploite l'usine est dans le jargon un « incubé » qui n'a aucun lien de propriété légal sur les équipements ou immeubles qui pourraient avoir une valeur intéressante.

Au cours d'un bref entretien avec Le Quotidien, jeudi, le directeur général du CEE-UQAC, Louis Dussault, a voulu se faire rassurant. Il explique que l'immeuble et pratiquement tous les équipements de production qui s'y trouvent, et qui ont été financés par des subventions, ne sont pas grevés d'hypothèque. Ces biens appartiennent en totalité au CEE-UQAC.

Le directeur est demeuré prudent dans ses commentaires. Il a toutefois mentionné que l'entreprise d'Alma n'a jamais eu de problème technique ou de qualité d'extrusion. L'usine possède donc la bonne technologie pour répondre aux besoins du marché. Elle a rempli avec succès la commande pour la passerelle d'aluminium d'Alma.

« Le CEE-UQAC est impliqué dans l'usine de soudure par friction malaxage. Pour des raisons de confidentialité, il est impossible de donner des informations spécifiques sur les contrats, mais cette usine fonctionne très bien », a conclu Louis Dussault.

L'entreprise dispose d'une période de 30 jours pour préparer la proposition aux créanciers. Elle a également la possibilité de se présenter en Cour supérieure afin d'obtenir une prolongation. Pendant cette période, les créanciers sont en attente.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer