Le choix de Raymond Chrétien salué par l'industrie forestière

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La nomination de Raymond Chrétien comme représentant du Québec à la table de négociations sur le bois d'oeuvre a été annoncée par la ministre de l'Économie, des Sciences et de l'Innovation, Dominique Anglade.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Raymond Chrétien va représenter le Québec dans les négociations sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis afin que le régime forestier québécois soit reconnu à sa juste valeur et que la province ne se fasse imposer de contraintes commerciales.

«Mon mandat sera de faciliter la conclusion d'un nouvel accord profitable pour le secteur forestier québécois, en partenariat avec le gouvernement fédéral. Je conseillerai aussi le gouvernement du Québec quant aux questions liées à la négociation d'un nouvel accord. Enfin, j'interviendrai auprès du gouvernement du Canada et des autres provinces pour expliquer les nombreux avantages du régime forestier québécois mis en place par le gouvernement du Québec en 2013», a précisé Raymond Chrétien, mardi, lors de l'annonce de sa nomination par les ministres Dominique Anglade et Luc Blanchette.

Parterre intéressé

Plusieurs intervenants forestiers, dont Richard Garneau, de Produits forestiers Résolu, André Tremblay, du Conseil de l'industrie forestière, et Renaud Gagné, d'Unifor, étaient présents à l'annonce. Une nomination qu'ils ont tous saluée. Tout comme la Fédération québécoise des municipalités, qui a rappelé que 60 000 emplois directs sont liés à l'industrie forestière.

L'industrie ne cache pas ses craintes si une «cinquième guerre du bois d'oeuvre» avait lieu et que des impositions de 25% étaient décrétées par les États-Unis. Les conséquences sur les ventes et les emplois pourraient être catastrophiques.

Expérience et doigté

Le gouvernement estime que l'expérience et le doigté de M. Chrétien vont aider le Québec dans ses démarches. Il a été ambassadeur du Canada aux États-Unis de 1994 à 2000 et il possède une connaissance approfondie des milieux gouvernementaux ainsi que des négociations et accords commerciaux internationaux. «Sa vaste expérience de la diplomatie et de la négociation lui permettra assurément de jouer un rôle clé dans ce dossier stratégique et majeur pour l'économie du Québec», a souligné la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade.

Les discussions se poursuivent

Bien que les délais pour en arriver à un accord soient écoulés depuis la semaine dernière, le Canada et les États-Unis poursuivent leurs discussions.

«Notre objectif est de poursuivre les discussions afin de faire en sorte que le caractère spécifique du régime forestier québécois soit reconnu dans le cadre d'un accord avec le gouvernement des États-Unis. M. Chrétien devra aussi s'assurer que le Québec obtiendra un accès équitable au marché américain. Le gouvernement du Québec entend défendre activement les intérêts de son industrie, de ses travailleurs et des communautés concernées. Le Québec doit préserver sa compétitivité dans le domaine forestier et maintenir son accès au marché américain», a-t-elle ajouté. Par contre, Raymond Chrétien ne sera pas directement à la table des négociations

Ce qu'ils ont dit

Les réactions sont positives dans la région à la suite de la nomination de Raymond Chrétien comme négociateur pour le Québec dans le cadre des négociations entre le Canada et les États-Unis sur le commerce du bois d'oeuvre.

« Je pense qu'il peut réussir à faire reconnaître que le Québec possède un régime particulier et qu'aucune restriction ne devrait être imposée par le gouvernement américain. Sa grande connaissance des relations entre les deux pays est un atout indéniable. Est-ce qu'il pourrait faire débloquer les négociations? Je ne le sais pas, mais son expérience et sa connaissance de la diplomatie américaine vont sûrement aider. C'est certain qu'il ne sera pas à la table de négociations, mais il pourra donner de précieux conseils et proposer des stratégies. » - André Tremblay, président du Conseil de l'industrie forestière du Québec

« C'est un très bon signal envoyé par le gouvernement du Québec qui démontre qu'il veut défendre et promouvoir son régime forestier. Il vient ajouter une voix très forte dans le processus de négociations. Son expérience de la diplomatie américaine, surtout avec les changements que vont apporter les élections présidentielles, sera très importante pour démontrer que le Québec a un régime différent des autres provinces. » - Karl Blackburn, porte-parole de Produits forestiers Résolu

« Il est la personne toute désignée pour démontrer le côté distinctif de notre régime. Il ne faut pas que le Canada penche du côté de la Colombie-Britannique qui est prête à accepter des quotas ou une surtaxe. Nous n'avons pas la même réalité. Il est important que quelqu'un explique les particularités forestières dans chacune des provinces, et ça, je crois que M. Chrétien sera en mesure de le faire. » - Renaud Gagné, du Syndicat Unifor

« Ça démontre que Québec ne laisse pas tomber les communautés forestières en nommant cette personne qui a une très grande expérience dans les négociations délicates. Par contre, le temps presse, son travail ne sera pas facile. C'est pour cette raison que nous, l'Alliance forêt boréale, allons continuer les pressions. Il est fort possible que plusieurs élus aillent à Ottawa pour se faire entendre et presser le gouvernement libéral à trouver un terrain d'entente. » - Jean-Pierre Boivin, président de l'Alliance forêt boréale

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