Journée de réflexion pour les entrepreneurs

Selon Carl Côté, il faut changer les réflexes... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Selon Carl Côté, il faut changer les réflexes développés par les gens d'affaires de la région au cours des années, qui ne correspondent plus au contexte difficile de cette deuxième décennie du XXIe siècle.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Les entrepreneurs de la région ont rendez-vous avec leur avenir, le 25 octobre. La Table d'action entrepreneuriale, qui a été mandatée par le premier ministre Couillard pour assurer le suivi du Sommet économique de 2015 les concernant, tiendra une journée de réflexion sur les outils dont ils disposent pour assurer leur développement et surtout, traverser la crise qui frappe particulièrement la région.

Les mécaniques du financement, les partenariats, savoir s'entourer, la diversification, la planification et l'ouverture des frontières seront, entre autres, des sujets de discussion menant à un rapport qui sera soumis, à la fin novembre-début décembre, au bureau du Sommet économique.

«Nous avons comme mandat d'identifier les enjeux qui touchent les entrepreneurs de la région», explique le président de la Chambre de commerce du Saguenay, Carl Côté, qui agit cependant à titre de président de la Table d'action entrepreneuriale, une fonction qu'il occupait avant d'être élu à la chambre de commerce.

L'organisme qu'il dirige, et qui compte des représentants de plusieurs secteurs d'activités tant au Saguenay qu'au Lac-Saint-Jean, a déjà amorcé une réflexion et l'idée est d'aller chercher le pouls du plus de gens possible.

Selon Carl Côté, les gens d'affaires de la région ont développé des réflexes, au cours des années, qui ne correspondent plus au contexte difficile de cette deuxième décennie du XXIe siècle. Des habitudes héritées d'une époque où l'industrie forestière faisait des affaires d'or et où Alcan était un client de choix.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui et les entrepreneurs doivent changer leurs façons de faire pour continuer de tirer leur épingle du jeu.

«Par exemple, dit-il. Il y a une compagnie qui produit des filtres. Toute sa production était dirigée vers Rio Tinto jusqu'à ce que l'entrepreneur constate que ses filtres étaient les meilleurs sur le marché et qu'on les voulait partout au Québec. Il continue de produire pour Rio Tinto, mais il exporte également à l'extérieur de la région, ce qui lui donne une certaine indépendance, car il n'est plus attaché à un seul client.»

Programme

Après les cérémonies d'usage, la journée va commencer par une conférence sur le financement en entrepreneuriat. «On constate que les entrepreneurs sont souvent des gens qui ont de bonnes idées, mais qui ne savent pas tout. Notamment, comment aller chercher le financement dont ils ont besoin», explique M. Côté.

Aux ateliers de formation et de discussions de l'après-midi, on va aborder les partenariats entre les entreprises, une lacune identifiée dans la région. «Moi, mes compétiteurs ne sont pas mes ennemis. Peut-être que nous travaillerons ensemble un jour, et il n'y a surtout pas de clivage entre le Saguenay et le Lac. Dans le dossier d'Ariane Phosphate, par exemple, on ne se bat pas contre le Lac, mais contre le Maroc.»

De même, on voudrait également encourager les partenariats avec des entrepreneurs autochtones, une formule qui a été éprouvée sur certains contrats de la route 175.

Le député Serge Simard et la ministre Lise Thériault, responsable des PME, prononceront le mot de clôture.

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