Camions Inter 170 ferme ses portes

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Les employés et les clients de Camions Inter 170, une entreprise située sur le boulevard Saint-Paul, se sont butés à des portes closes, mardi matin.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'annonce de la fermeture, mardi matin, de Camions Inter 170, n'a pas seulement surpris les clients et employés de l'entreprise, mais aussi la direction de Camions International Élite, de Québec, de qui relève l'entreprise chicoutimienne à titre de sous-agent.

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Deux notes ont été apposées, l'une pour les clients et l'autre pour les employés.

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Rappelons que les employés et clients de l'entreprise sise sur le boulevard Saint-Paul se sont butés à des portes closes. Deux notes ont été apposées, l'une pour les clients et l'autre pour les employés. Les travailleurs étaient avisés de s'adresser au syndic Fabien Tremblay pour la récupération de leurs effets personnels tandis que l'autre annonçait en trois lignes la fin des activités pour des motifs économiques.

François Després, directeur de service et actionnaire de Camions Élite, a déclaré que son entreprise n'a rien à voir dans la fermeture de Camion Inter 170. «Nous sommes créanciers pour plusieurs milliers de dollars. Nous avons une assez grosse créance. On l'a appris en même temps que vous ce matin (mardi). Encore la semaine dernière, International continuait à expédier des pièces à partir des États-Unis. Nous, on fournissait des pièces également», a indiqué M. Després.

Même si la fermeture est encore très récente, Camions International Élite entend déployer des efforts pour ne pas abandonner ses clients du Saguenay-Lac-Saint-Jean en procédant à l'ouverture d'un nouveau point de service avec un nouveau concessionnaire, d'autant plus qu'il s'agit d'un bon marché pour ce fabricant de camions, selon M. Després.

Interrogé sur le dossier, le syndic Fabien Tremblay n'était pas en mesure de commenter la situation.

Fermeture sauvage

Guy Harvey, président du Syndicat national des employés de garage du Québec (CSD), a qualifié de «sauvage» la décision de l'employeur puisqu'aucun préavis de mise à pied n'a été envoyé aux 22 employés concernés. «Des employés ont appris lundi soir, à 20 h 45, par courriel, la perte de leur emploi et on leur a demandé de faire suivre l'annonce à leurs collègues. C'est une fermeture sauvage.»

M. Harvey a mentionné que le syndicat en est encore à évaluer la situation du dossier puisqu'aucun contact n'a eu lieu avec l'employeur et le syndic cité au dossier.

Des travailleurs ont été rencontrés mardi après-midi et il faudra évaluer la possibilité de déposer des recours au Tribunal du travail.

M. Harvey confirme que des discussions ont eu lieu concernant des demandes de baisses de salaires, modifications au régime de pension, possibilités de mises à pied et des recours à la sous-traitance.

Chez les syndiqués, personne n'est surpris de l'annonce en raison d'une baisse des ventes et de l'activité commerciale.

Un appel logé auprès du Groupe Alfred Boivin n'a pas été retourné, la direction étant en réunion.

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