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Courte visite inaperçue du grand patron de Rio Tinto

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Les hauts dirigeants, dont Jean-Sébastien Jacques, chef de la direction de Rio Tinto, ont passé trois jours dans la région cette semaine pour travailler à l'élaboration d'une stratégie sur 10 ans. La visite est passée complètement inaperçue.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les ténors de Rio Tinto (RT) ont passé trois jours dans la région cette semaine pour prendre part à une importante conférence visant à élaborer une stratégie d'action sur dix ans, a appris Le Progrès-Dimanche.

La visite du chef de la direction de la compagnie, Jean-Sébastien Jacques, et du chef de la direction du Groupe Aluminium, Alfredo Barrios, au Saguenay-Lac-Saint-Jean est complètement passée sous le radar.

Les deux hauts dirigeants sont arrivés chez nous lundi puis sont repartis jeudi matin. En compagnie du directeur exécutif des opérations pour l'Atlantique - Aluminium, Gervais Jacques (aucun lien de parenté entre les deux Jacques), ils ont visité les installations de la multinationale et ont participé à plusieurs rencontres. Une deuxième série de conférences impliquant les mêmes acteurs clés de l'entreprise aura lieu la semaine prochaine en Australie. Dans la région du Pilbara, Rio Tinto détient un réseau intégré de quinze mines de fer, quatre terminaux portuaires indépendants, un réseau ferroviaire de 1700 kilomètres et des infrastructures connexes. Un Centre opérationnel est situé dans la ville de Perth.

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Alfredo Barrios, chef de la direction du Groupe Aluminium de Rio Tinto

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Stratégie claire

Invitée à préciser les motifs de cette conférence stratégique dont personne n'a entendu parler, la direction de la compagnie a expliqué que depuis l'accession de Jean-Sébastien Jacques à la barre de Rio Tinto en juillet, le grand patron «s'emploie activement» à visiter les différents sites de la multinationale partout dans le monde.

En réponse à nos questions, la responsable des relations avec les médias chez RT, Xuân-Lan Vu, a fait parvenir une déclaration écrite.

«L'objectif de cette conférence visait à aligner l'ensemble des hauts dirigeants sur une stratégie claire pour les dix prochaines années et définir les mesures à mettre en place pour faire en sorte que les employés et les actifs soient au coeur des actions entreprises par Rio Tinto. La rencontre avait également pour but de favoriser une plus grande cohésion entre les hauts dirigeants de tous les groupes de produits», peut-on lire dans le communiqué.

Dans la même déclaration, Gervais Jacques partage sa fierté d'avoir accueilli des membres de la haute direction mondiale de Rio Tinto et d'avoir pu mettre en valeur certains des actifs stratégiques canadiens de la compagnie.

«Le choix du Saguenay-Lac-Saint-Jean démontre bien toute l'importance du groupe aluminium et de la région pour Rio Tinto dans le monde. Nous avons eu non seulement l'occasion de visiter divers sites tels Alma, Grande-Baie et Laterrière, la centrale hydro-électrique de Shipshaw, la raffinerie d'alumine Vaudreuil, de présenter la technologie AP-60, nous avons pu démontrer toutes les aptitudes et les compétences de nos employés et gestionnaires», a poursuivi le numéro un de RT en Amérique du Nord.

Une visite de Novelis

Des membres de la direction de Rio Tinto (RT) ont récemment visité l'ancienne usine Novelis, fermée depuis 2012. Entre les murs de l'Usine Arvida, des rumeurs d'acquisition des installations de la rue Fay par RT se font de plus en plus persistantes.

Selon nos informations, des directeurs de la compagnie ont récemment tenu une rencontre client-fournisseur dans l'enceinte de la défunte usine de laminage. La direction nie toutefois que la multinationale a l'intention d'acquérir les actifs.

«Nous considérons cette information comme une rumeur», a déclaré la porte-parole de l'entreprise en région, Xuân-Lan Vu, lorsque questionnée à ce sujet la semaine dernière.

L'usine de produits d'aluminium laminés appartenait autrefois à Alcan, avant d'être vendue à Novelis, propriété d'Hindalco. La directrice des communications de Novelis, dont les bureaux se trouvent à Atlanta, n'a pas rendu l'appel du Progrès-Dimanche. Lors de la fermeture il y a quatre ans, plus de 150 travailleurs ont perdu leur emploi. Récemment, le député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, a fait part de son désir de travailler en faveur de la reprise des activités de laminage en région.

Le syndicat d'Alma rencontré

Le président du syndicat des travailleurs d'Alma (STA-Métallos), Alexandre Fréchette, confirme qu'il s'est entretenu avec Alfredo Barrios et Gervais Jacques mardi à l'usine. Il est demeuré vague sur le contenu des discussions pour ne pas nuire aux relations de travail.

«Il y a eu une rencontre. C'était une prise de contact. On a élaboré sur certains sujets et on a convenu qu'on allait tenir une rencontre de travail au cours des prochaines semaines», a déclaré le président du syndicat, qui a fait état d'une rencontre «assez rapide» qui s'est inscrite «dans la normalité des choses». On sait que le projet Alma 2, lequel vise l'agrandissement de l'usine, est attendu depuis longtemps par les travailleurs de la capitale jeannoise. À Arvida, des investissements sont également espérés pour que puisse voir le jour la deuxième phase de l'usine AP-60.

L'exécutif du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA-Unifor) n'a pas rencontré les hauts dirigeants de la compagnie. Au moment de leur passage, le président, Alain Gagnon, était à Montréal pour des rencontres liées au dossier du régime de retraite des travailleurs.

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