Bois d'oeuvre: la position de Chrystia Freeland bien accueillie

La position ferme de la ministre du Commerce... (Archives La Presse)

Agrandir

La position ferme de la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, face aux Américains dans le dossier du bois d'oeuvre, a été appréciée par les syndicats de la forêt Unifor du Lac-Saint-Jean.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le porte-parole des syndicats de la forêt Unifor du Lac-Saint-Jean, Daniel Leblond, salue la position de la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, qui a menacé les Américains d'avoir recours aux tribunaux pour leur faire entendre raison dans le litige qui se dessine sur les exportations de bois d'oeuvre.

Daniel Leblond... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin) - image 1.0

Agrandir

Daniel Leblond

Archives Le Quotidien, Louis Potvin

Le président du syndicat de la scierie Mistassini fait référence aux déclarations de la ministre alors qu'elle était en voyage officiel aux États-Unis. Elle a alors reconnu que le lobby de l'industrie du bois d'oeuvre aux États-Unis causait en ce moment des dommages importants dans les négociations entre les deux pays.

« Quand elle est venue dans la région, la ministre a déclaré qu'elle allait défendre l'industrie canadienne et le Québec avec son nouveau régime forestier. Elle n'a pas attendu d'être de retour au Canada et a informé ses homologues alors qu'elle était aux États-Unis que le gouvernement allait utiliser les tribunaux du commerce pour obtenir gain de cause », raconte le leader syndical qui était loin de s'attendre à une position aussi ferme de la part de la ministre Freeland.

Historiquement, le Canada, et par la même occasion le Québec, ont toujours eu gain de cause face aux Américains devant les différentes instances internationales chargées d'arbitrer les litiges commerciaux. Malgré ces gains qui remontent au début des années 1980, le gouvernement américain, poussé par le lobby du bois d'oeuvre, a imposé des barrières commerciales.

Nonobstant les déclarations de la ministre Freeland, Daniel Leblond est inquiet pour la suite des choses. Malgré la reprise dans l'industrie, la situation globale reste fragile au Québec. L'ajout d'une surtaxe sur les exportations aurait des conséquences importantes pour l'industrie du sciage.

D'autre part, les travailleurs sont toujours inquiets de la situation des exportations du papier surcalandré. La surtaxe imposée par le Département américain du commerce pour les produits de pâte Kraft du Canada se traduit par une augmentation des coûts de production de 25 millions $ par année pour les usines de Kénogami et Dolbeau. Daniel Leblond est conscient de l'ampleur du travail à accomplir pour le gouvernement fédéral afin d'obtenir l'abolition de la surtaxe sur le papier surcalandré.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer