Le taxi illégal prend différents visages en région

Serge Lebreux... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Serge Lebreux

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Patricia Rainville
Le Quotidien

«Le taxi illégal ne s'appelle peut-être pas encore Uber dans les régions du Québec, mais il s'appelle Claude, Raymond ou Roger.» Le délégué aux régions du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), Serge Lebreux, estime qu'il y a un important clivage entre les réalités des chauffeurs de Québec ou de Montréal, par rapport à ceux des régions. Mais les préoccupations ne sont pas pour le moins importantes, précise-t-il.

De passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour y rencontrer ses membres, le délégué aux régions a été questionné par Le Quotidien sur l'entente conclue entre Uber et le gouvernement du Québec. Une entente qui a été vivement dénoncée par le CPCDIT au cours de la journée de jeudi.

«Les chauffeurs des régions ne sont pas vraiment concernés par le phénomène Uber. Ils suivent ça à la télé ou dans les journaux. Mais les taxis illégaux prennent une autre forme dans les régions du Québec. Ça peut être Roger, qui décide de fouler son char et de charger 5$ par personne. C'est une forme de taxi illégal qu'on voit beaucoup en région et qu'il faut contrer», a affirmé Serge Lebreux, qui possède une compagnie de taxis à Rimouski.

Mais les chauffeurs qui oeuvrent dans la région craignent-ils l'implantation future d'Uber dans leur coin de pays? «Pas vraiment. On a plus de difficulté avec ceux qui s'improvisent taxis ou avec les systèmes de bénévolat qui proposent des courses à moindres coûts. Nous n'avons rien contre les transports bénévoles, mais ils sont là pour conduire des gens à des rendez-vous médicaux, pas au centre commercial», a indiqué un chauffeur de Chicoutimi, avec qui Le Quotidien a discuté.

Si Uber ne fait pas peur à la majorité des chauffeurs de la région, la présence de Tolérance Zéro avait suscité bien des remous il y a quelques mois. «Aujourd'hui, ça va bien, mais il faut que leur mandat reste différent du nôtre (les chauffeurs de Tolérance Zéro raccompagnent la personne, mais ramènent également la voiture chez le client)», a ajouté le chauffeur, qui oeuvre dans le domaine depuis 30 ans.

Les prochains défis de l'industrie du taxi régionale concernent plutôt les nouvelles technologies. Une application mobile a d'ailleurs été lancée dernièrement, permettant aux clients d'accélérer le service. Taxi Coop est disponible dans plusieurs régions du Québec, notamment à Chicoutimi.

«Il faut trouver des moyens pour aller chercher les clients. Il n'y a pas seulement le facteur financier, mais aussi professionnel et sécuritaire de nos services», a précisé Serge Lebreux.

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