Ottawa sommée de financer la surtaxe sur le bois d'oeuvre

Les syndicats régionaux Unifor qui représentent les travailleurs de la forêt et... (Archives La Presse)

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Les syndicats régionaux Unifor qui représentent les travailleurs de la forêt et des usines de transformation (sciage et papier), et le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), demandent à la ministre du Commerce international Chrystia Freeland que le gouvernement canadien finance la prochaine surtaxe américaine sur le bois d'oeuvre résineux et abandonne à son sort l'usine de papier de Port Hawkesbury en Nouvelle-Écosse qui est à l'origine de l'imposition d'une surtaxe sur les exportations de papier surcalendré aux États-Unis.

Ce sont les dirigeants des syndicats Unifor du Lac-Saint-Jean qui ont manoeuvré pour obtenir la rencontre d'aujourd'hui avec la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, à laquelle se joint le président du CIFQ, André Tremblay. Les demandes conjointes des deux groupes placent le gouvernement fédéral dans une situation politique délicate puisqu'elles heurtent des positions déjà annoncées par les manufacturiers de bois d'oeuvre de l'Ouest du pays.

L'organisation de cette rencontre n'a pas été de tout repos pour le président du syndicat Unifor de la papeterie Dolbeau de Résolu, Pascal Cloutier. Encore hier, ce dernier était toujours en attente de réponses de représentants pour le Saguenay ou la papetière exploite l'usine Kénogami. De son côté, le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, tentait de son côté d'obtenir la présence d'au moins un représentant de la ville de Saguenay en l'absence du maire Jean Tremblay qui est en vacances à l'extérieur du pays.

Kénogami et Dolbeau

Le problème de la surtaxe sur le papier surcalendré qui hypothèque les usines de Kénogami et Dolbeau de la région comporte aussi son lot de risques pour le gouvernement fédéral. Cette surtaxe a été décrétée par le département américain du commerce en réponse à une subvention d'un peu plus de 100 M$ pour la relance de la papeterie de Port Hawkesbury Paper en Nouvelle-Écosse.

Les Américains ont décidé de pénaliser un certain nombre d'entreprises dont Irving et Résolu. Dans la région, les deux usines qui produisent du papier surcalendré doivent débourser 25 M$ par année pour payer cette surtaxe. Ces coûts réduisent la marge de manoeuvre des usines dans une période ou la demande de papier ne cesse de régresser. Les participants à la rencontre d'aujourd'hui vont exiger l'isolement du cas de l'usine de la Nouvelle-Écosse puisque Résolu et Irving soutiennent ne pas bénéficier d'aide gouvernementale pour la production de pâte Kraft qui est le produit visé par la surtaxe et qui entre dans la fabrication de papier surcalendré.

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