Ancienne boulangerie Fortin: Récupère Sol lorgne les terrains

Texte: L'entreprise Récupère Sol s'intéresse aux terrains de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Texte: L'entreprise Récupère Sol s'intéresse aux terrains de l'ancienne Boulangerie Fortin, à Kénogami. La compagnie procède à une analyse exhaustive du degré de contamination. Elle pourrait éventuellement acheter le terrain, nettoyer le site et le vendre à un particulier.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le terrain de l'ancienne boulangerie Fortin pourrait accueillir une nouvelle construction. L'entreprise régionale Récupère Sol a approché la Ville et lui a manifesté son intérêt pour les actifs situés sur le boulevard du Saguenay, à Kénogami.

Le terrain vacant avait été offert par Saguenay à Loge m'entraide en 2014. L'organisme souhaitait y construire la coopérative d'habitation La Persévérance, mais les coûts relatifs à la décontamination, évalués à 400 000$, ont sonné le glas du projet. Les logements sociaux seront plutôt construits sur la rue Pinel, à Chicoutimi-Nord.

Lors d'une rencontre extraordinaire tenue le 29 juin, les membres du comité exécutif ont octroyé un mandat d'étude de caractérisation, phase 3, à une firme spécialisée. Il s'agit de l'étape la plus importante du processus d'analyse des sols. Conseiller municipal responsable du secteur et membre de l'exécutif, Claude Tremblay n'a pas voulu identifier l'entreprise qui lorgne les terrains de la boulangerie, mais a laissé entendre que l'acheteur potentiel oeuvre dans le domaine de la revalorisation des sols.

Démarches

Le directeur général de Récupère Sol, Jean-François Landry, confirme qu'il a fait des démarches auprès de Saguenay pour «creuser» plus en profondeur le dossier du terrain de la boulangerie. Son entreprise veut avoir l'heure juste concernant le degré exact de contamination. Une fois fixée, Récupère Sol pourrait faire une offre aux autorités municipales. La compagnie achèterait le terrain pour le décontaminer, puis le revendre à une tierce partie.

«On a démontré un intérêt pour le terrain. J'ai fait des approches envers Claude Tremblay l'été dernier. Ce qui me décourage, au Québec, c'est qu'on a tendance à déplacer le problème à plus tard. Ça me décourage que des sols contaminés soient emportés à l'extérieur pour être enfouis. Présentement, c'est trop facile pour les gens d'excaver et d'envoyer tout ça à l'enfouissement», dit le directeur de l'entreprise dont les assises sont situées à Saint-Ambroise.

Plusieurs sites ont du potentiel à Saguenay

Jean-François Landry convient que le savoir-faire développé par Récupère Sol demeure méconnu dans la région. Ceci explique sans doute pourquoi Saguenay n'a pas cru bon de faire appel à son entreprise avant de tirer un trait sur le projet d'implantation d'une coopérative d'habitation à l'ancienne boulangerie Fortin.

Le directeur général explique qu'avant qu'il devienne propriétaire de la compagnie en 2013, l'ancienne direction misait davantage sur l'obtention de contrats auprès d'organismes gouvernementaux ou de grandes entreprises.

«Les anciens propriétaires ne visaient pas des sites comme la boulangerie Fortin ou d'autres terrains avec un bon potentiel. Ils allaient à la chasse aux éléphants. Moi je vais à la chasse aux poulets», image Jean-François Landry.

Le patron de Récupère Sol, la seule entreprise au Québec à recycler les sols contaminés pour qu'ils puissent être réutilisés, déplore le fait que lorsqu'il est question d'analyser le degré de contamination d'un terrain, certaines compagnies ne vont pas au fond des choses. Selon lui, il aurait été possible, pour la Ville, d'éviter des coûts faramineux lorsqu'elle a dû nettoyer le site de l'ancien garage CHIC Pontiac Buick, à Chicoutimi. Saguenay a dû payer près d'un million de dollars pour décontaminer, avant de pouvoir céder le terrain à un promoteur privé. À l'époque, le maire Jean Tremblay avait indiqué que rien n'aurait pu laisser présager un tel degré de contamination.

«On aurait dû faire plus d'analyses», dit Jean-François Landry, qui a bien l'intention d'obtenir un bilan complet du terrain de la boulangerie avant de passer à une autre étape. Si le projet s'avère intéressant, la compagnie soumettra une proposition à la Ville. Celle-ci serait avantagée par la construction d'un nouveau bâtiment, ce qui enjoliverait le secteur et procurerait de nouveaux revenus de taxation. D'autres terrains sont dans la mire de Récupère Sol, mais Jean-François Landry ne veut pas entrer dans les détails.

«Il y a de l'avenir pour ce terrain et pour bien d'autres à Saguenay», a-t-il souligné.

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