Les travailleurs étrangers plus nombreux que jamais

Chaque année, le nombre de travailleurs étrangers grimpe... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Chaque année, le nombre de travailleurs étrangers grimpe dans la région.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean accueille un nombre record de travailleurs étrangers pour la saison 2016. Plus de 170 Mexicains et Guatemaltèques ont été embauchés par une vingtaine d'entreprises agricoles, confirme la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre étrangère agricole (FERME).

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Les six travailleurs Ètrangers des serres Belle-de-jour vivent... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 1.1

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Les six travailleurs Ètrangers des serres Belle-de-jour vivent et travaillent ensemble. Ils ont ÈtÈ bien accueillis par la direction et le personnel des serres Belle-de-jour de Saint-Nazaire.

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En 2014, un peu moins de 70 travailleurs se trouvaient au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce nombre a grimpé à 123 en 2015.

«Cette année, on parle d'une augmentation de 40% comparativement à 2015. C'est une croissance très intéressante et surtout constante. On voit qu'il y a vraiment une tendance», commente Denis Hamel, directeur général de FERME.

L'organisation recrute près de 9000 travailleurs étrangers au Québec. Ce sont dans les régions périphériques de Montréal que les premiers Mexicains et Guatemaltèques ont atterri dans les années 90. Des endroits qui comptent beaucoup de fermes maraîchères, où les besoins en main-d'oeuvre sont importants. Mais la croissance se vit maintenant dans les régions, constate M. Hamel.

«Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, tout a commencé plus tard dans les bleuetières. Mais on voit qu'ils sont maintenant recherchés dans les fermes laitières et votre région en compte beaucoup. Autrefois, la famille suffisait. Mais pour être rentables aujourd'hui, les fermes laitières grossissent et ont besoin de plus de main-d'oeuvre. Donc, ce n'est plus seulement dans les fermes maraîchères qu'on voit des travailleurs étrangers», pointe le directeur général.

En effet, les travailleurs temporaires se retrouvent dans plusieurs types d'entreprises, notamment des pépinières. Des entreprises qui ont de la difficulté à recruter une main-d'oeuvre locale.

«Les travailleurs étrangers sont présents pour une seule et bonne raison. Pour combler l'absence d'une main-d'oeuvre locale. Et ce n'est pas une situation unique au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les travailleurs locaux ne sont pas intéressés par ces types d'emploi», rappelle M. Hamel.

Mais pour ces Mexicains et Guatemaltèques, ce travail s'avère une planche de salut pour payer l'éducation à leurs enfants ou pour démarrer leur propre ferme dans leur pays d'origine. Ils gagnent le salaire minimum. Mais 10$ de l'heure représente cinq fois le salaire au Mexique et davantage au Guatemala. L'employeur québécois doit fournir l'hébergement pour 30$ par semaine. Le billet d'avion, l'équipement et les vêtements pour le travail sont également payés par l'employeur.

«Il ne faut pas négliger le sacrifice que ces travailleurs font. Ils sont loin de leur famille pendant plusieurs mois. C'est un déchirement, un déracinement. Il faut donc que ça vaille la peine pour eux monétairement», indique M. Hamel.

Près de 98% des travailleurs étrangers proviennent du Mexique et du Guatemala. FERME compte également quelques Jamaïcains et Honduriens. Mais l'organisation ne souhaite pas étendre son recrutement à d'autres pays.

«On n'a pas besoin, car on a déjà un bassin important de gens. Il y a beaucoup de demandes pour venir ici. Le taux de chômage au Mexique, il faut le dire, est extrêmement élevé. Entre 90 et 95% de ces travailleurs reviennent au Québec année après année», précise M. Hamel, ajoutant que la concentration du bassin de travailleurs facilite notamment le transport aérien.

FERME a été fondée à la fin des années 80 par le milieu agricole. Son budget est assumé par les entreprises membres.

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