Autobus hybrides de la STS: alternative recherchée

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La Société de transport de Saguenay est à la recherche d'une alternative au mode de combustion des autobus hybrides acquis dans les dernières années.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La Société de transport de Saguenay (STS) est à la recherche d'une alternative au mode de combustion des autobus hybrides Novabus qu'elle a acquis dans les dernières années et qui sont jugés sous-performants par la direction.

Jacques Munger, directeur général de la STS, affirme que contrairement aux autres sociétés de transport actives au Québec, les Novabus hybrides n'ont pas répondu aux attentes, puisque les économies attendues ne sont pas au rendez-vous en raison des particularités du climat et de la topographie de Saguenay qui sollicitent davantage le système batterie-moteur diesel. Les Novabus hybrides sont équipés d'une génératrice diesel qui recharge les batteries qui fournissent la puissance au groupe motopropulseur.

Dans le contexte saguenéen, les batteries demandent beaucoup plus d'énergie que prévu, ce qui explique la perte de rendement en économie. Pour les autobus acquis en 2011-2012, un pourcentage de 10 à 12% d'économie a été constaté. Par contre, il se trouve que le coût de chacun des véhicules est passé de 450 000$ pour un tout diesel à 700 000$ pour un modèle hybride. Étant donné que la vie utile des batteries se situe à huit ans et d'un coût de remplacement de 50 000$ à 60 000$, très peu d'économies sont générées, selon la STS.

Des techniciens de Novabus sont venus au Saguenay pour analyser le comportement des autobus, mais M. Munger affirme qu'il s'agit encore d'un nouveau produit en développement ayant besoin d'améliorations.

M. Munger ne cache pas que l'intention du conseil d'administration serait de se tourner vers une alimentation des autobus au gaz naturel, une technologie éprouvée que fournit déjà Novabus, mais qui se bute à une volonté politique d'aller absolument vers les hybrides diesels-électriques. «Je pense que l'orientation ministérielle peut avoir un certain sens, mais pas partout. Ce sont des équipements dispendieux, mais les modalités de subventions sont rigides. Ce qui est bon pour minou n'est pas nécessairement bon pour pitou», affirme M. Munger.

Ce dernier ajoute que le temps commence à presser puisqu'il craint qu'à terme, la STS puisse en venir à une rupture d'autobus si l'annulation de la commande de modèles 2016 était décidée. Il explique que le conseil d'administration a déposé une demande pour acquérir 30 midibus diesel, des modèles plus petits qui coûtent moins cher en entretien et en exploitation. Une réponse se fait attendre.

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