Première version de l'étude d'impact de Port Saguenay

Desserte maritime pour Arianne Phosphate: des impacts sur l'environnement

L'étude d'impact sur le projet de construction d'une... (Archives Le Quotidien, Normand Boivin)

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L'étude d'impact sur le projet de construction d'une desserte maritime sur la rive nord du Saguenay, dans le secteur de l'Anse à Pelletier, laquelle doit servir à l'expédition du minerai par Arianne Phosphate, devrait être bientôt remise à l'Agence fédérale d'évaluation environnementale.

Archives Le Quotidien, Normand Boivin

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Port Saguenay remettra d'ici quelques semaines la première version de l'étude d'impact sur le projet de construction d'une desserte maritime sur la rive nord du Saguenay pour le compte de la minière Arianne Phosphate qui compte exporter son minerai à partir de l'Anse à Pelletier.

L'étude sera transmise à l'Agence fédérale d'évaluation environnementale qui coordonne le processus de consultation publique pour le gouvernement canadien sur ce projet de quai industriel dédié uniquement au concentré de phosphate. Arianne Phosphate a confié à l'Administration portuaire de Saguenay le projet de construction du quai, incluant la phase préparatoire des études environnementales et d'ingénierie.

« C'est toujours la même chose avec les échéanciers. Ce n'est jamais facile à suivre, mais dans le cadre du projet de quai, nous pouvons affirmer que les choses se déroulent selon ce qui avait été planifié. On va envoyer notre première version à l'agence avant l'été et il y aura une première vérification du contenu de l'étude en fonction des lignes directrices qui ont également été fixées par l'agence », explique Carl Laberge, directeur général de Port Saguenay.

Carl Laberge est demeuré prudent dans ses commentaires puisqu'il ne veut pas dévoiler le contenu du rapport avant que les autorités de l'agence n'aient procédé à son analyse. Il a toutefois précisé que le projet tel que souhaité par la minière aura des impacts sur l'environnement. « C'est certain qu'il y aura des impacts puisque c'est un gros projet. Ça ne peut pas faire autrement », a indiqué l'ingénieur qui n'a toutefois pas qualifié ces impacts.

L'ouvrage est composé d'un site d'entreposage du concentré dans des silos pour éviter qu'ils ne soient altérés par la pluie, le vent ou la neige, puisqu'il s'agit d'une très fine poudre. Une route permettra de relier la 172 au site d'entreposage. L'autre bloc d'infrastructures est constitué du quai et des dépendances ainsi que des équipements nécessaires au chargement des navires.

« Arianne Phosphate a l'intention de faire des expéditions de concentré avec des navires de 50 000 tonnes. Ça signifie que nous avons besoin d'un quai assez long. On peut penser que le quai situé sur la rive nord du Saguenay aura des dimensions comparables au terminal de Grande-Anse », ajoute Carl Laberge.

La réalisation des études d'impact a obligé le promoteur à entreprendre les travaux d'ingénierie préliminaire. Les infrastructures construites et les équipements ont un lien direct avec les impacts environnementaux.

« On ne peut pas opter pour un quai semblable à celui des croisières. Nous avons besoin d'un ouvrage en mesure de supporter des équipements de déchargement assez lourds. C'est un véritable quai industriel qui est planifié dans le projet. »

En ce qui concerne le milieu physique, les travaux de prise de données sur le terrain sont terminés. Selon Carl Laberge, les spécialistes des études n'ont découvert aucun habitat particulier, la présence d'un animal très rare ou même des plantes uniques.

L'agence canadienne d'évaluation environnementale passera l'étude au peigne fin. Elle peut demander des compléments au promoteur si les directives n'ont pas été complètement couvertes. Il appartiendra ensuite à l'agence de procéder à la publication de l'étude pour permettre à la population de prendre connaissance des impacts de ce projet.

Normalement, le gouvernement fédéral devrait accorder les permis de construction du site portuaire en 2017 avec la construction du terminal pour 2018.

Arianne Phosphate poursuit en ce moment ses démarches de financement. La porte-parole Karyna Tremblay a indiqué au Quotidien que l'entreprise doit trouver 1,2 G$ sur les marchés ou auprès d'un client majeur pour la construction de la mine et du port pour la production de trois millions de tonnes de contré.

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